l'adultère selon Jésus

 

 

J’aimerais vous inviter à ouvrir votre Bible à l’évangile de Matthieu 5.27-30. Dans ce passage, le Seigneur Jésus s’exprime sur la question de l’adultère. Voici ce qu’il dit.

Matthieu 5.27. Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère.

28 Mais moi je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis adultère avec elle dans son cœur.

29 Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne.

30 Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.

 

Le 7ième Commandement nous demande de ne pas commettre d’adultère. Nous sommes tous très familiers avec ce Commandement de l’AT. Dans son enseignement, Jésus retourne à ce Commandement et fait le commentaire suivant : ‘Si quelqu’un regarde une femme avec des yeux remplis de convoitise, cette personne a déjà commis l’adultère dans son cœur.’ Mais qu’est-ce que l’adultère? Est-ce qu’une relation sexuelle doit nécessairement avoir eu lieu pour être accusé d’adultère? Sinon, peut-on affirmer que cette forme d’infidélité peut exister sans la présence d’un rapport sexuel?

 

Une question d’intention

 

Il n’est pas difficile de comprendre qu’un péché ne peut pas être commis sans qu’il ait d’abord pris naissance dans le cœur du pécheur. Ainsi Jacques écrit dans son épître que c’est la convoitise qui enfante le péché (Jacques 1.15). Il peut y avoir présence de péché sans qu’un acte quelconque ait été commis.

 

Le péché est d’abord et avant tout une question d’intention et secondairement une question d’action. Il apparaît au niveau des dispositions du cœur et non pas au niveau de l’acte en soi. D’ailleurs, le fait de passer à l’acte ou non est bien souvent une question d’opportunité. Même si vous n’avez jamais commis un certain péché dans votre comportement, cela ne veut pas dire que vous ne céderez pas à la tentation si jamais l’occasion se présente. Il est tout à fait possible d’être innocent par rapport à un péché pour la simple raison que vous n’avez jamais été testé. Mais si les circonstances vous provoquent et touchent un point sensible de vos désirs, c’est là qu’on peut évaluer si vous êtes vraiment sans reproche.

 

Lorsque je regarde un documentaire historique à la télévision sur une guerre, j’ai tendance à prêter une attention particulière sur les crimes qui ont été commis et dont on prend connaissance après la guerre. Et je suis souvent consterné de constater l’atrocité de ces crimes. Ces soldats font la guerre en territoire ennemi et se comportent comme des animaux. On n’impose aucune restriction dans la conscience de ces soldats. Tout est permis. La guerre, c’est la guerre, dit-on. On commet un crime pour le seul plaisir de faire le mal.

 

Mais ces soldats, sont-ils plus méchants que le reste de la société? Quand ils étaient dans leur pays d’origine, étaient-ils des criminels? Avaient-ils tous un dossier judiciaire? Pas du tout! C’était des gens comme vous et moi. Mais l’environnement dans lequel ils vivaient limitait la fréquence des crimes qu’ils pouvaient commettre. On pense par exemple à la peur de la police, à la honte d’être trouvé coupable d’un délit, à la réaction et aux préjugés de la société contre les malfaiteurs. Tout cela avait un effet dissuasif pour la personne qui aurait envie de faire du mal. Mais si vous supprimez ces pressions sociales, si vous abolissez les lois civiles et criminelles, vous pouvez vous attendre au pire. Je n’ose même pas imaginer ce que chacun est capable de faire dans une société sans loi. Chacun a le potentiel de se transformer en une véritable bête sauvage.

 

Qu’on le veuille ou non, la propension au péché est une bien triste réalité qui existe dans le cœur de chaque être humain. Et le Seigneur Jésus nous dit que Dieu porte son regard sur le cœur de l’homme. Il ne faut surtout pas penser que Dieu va porter un jugement de culpabilité concernant l’adultère seulement s’il y a eu un contact physique de nature sexuelle. L’adultère a pris naissance dans votre cœur dès l’instant où que vous avez regardé cette femme avec convoitise. Vous avez alors déjà commis un péché devant Dieu. Vous êtes tout aussi coupable d’adultère que l’homme ayant eu un rapport sexuel avec une femme autre que son épouse.

 

Regarder ou lorgner?

 

Si tel est bien l’enseignement de Jésus, il y a lieu de se questionner sur la signification exacte de ce verbe ‘regarder’. Si une femme se trouve devant mon champ de vision et je remarque qu’elle a une belle apparence, ai-je commis un péché? Une femme peut se poser la même question car je ne crois que l’enseignement de Jésus ici s’adresse seulement au sexe masculin. Si une femme regarde un homme et qu’elle le trouve beau, a-t-elle commis un péché? Est-ce bien ce que Jésus veut nous enseigner? Si tel est le cas, il vaudrait peut-être mieux pour notre santé morale que nous soyons tous aveugles!

 

Regardez bien ce verset, v. 28. …quiconque regarde une femme pour la convoiter… Dans le texte grec, nous avons un participe présent pour le verbe ‘regarder’, dénotant ainsi une action qui dure dans le temps. Il s’agit d’un regard soutenu avec lequel on dévisage quelqu’un. On regarde quelqu’un fixement. Le meilleur mot que je puisse trouver dans la langue française est le verbe ‘lorgner’, lorgner une femme. Donc, on ne parle pas d’un simple coup d’œil mais d’un regard insistant et chargé d’intention.

 

Remarquer au passage qu’une fille est jolie ou qu’un homme est beau ne fait pas de vous un pécheur. L’enseignement de Jésus est très spécifique à cet effet. Jésus parle de quelqu’un qui fixe du regard une personne ou la photographie d’une personne avec le désir charnel de la posséder. Il est important de souligner l’intention qui est exprimée au travers de ce regard. Il s’agit d’un regard chargé du désir de coucher avec cette femme si l’occasion pouvait se présenter. On peut comparer ce regard à celui de la personne qui prend plaisir à regarder des images pornographiques, une situation où désir et fantasme circulent librement dans la pensée de cette personne.

 

De l’intention à l’acte

 

Jésus a comme préoccupation majeure la source du péché et non pas nécessairement l’acte du péché. Il se souci du péché qui existe déjà au niveau du cœur car ce péché est tout aussi passible de jugement que le péché pleinement exprimé en action. Jésus veut nous faire comprendre que ce sont les intentions du cœur qui donnent naissance au péché. Et que le jugement de Dieu à l’égard du péché en tient compte. Si, dans votre vie intérieure, vous prenez plaisir à vous nourrir de pensées charnelles, Jésus nous dit que Dieu vous considérera comme étant responsables de ce péché.

 

Voyez-vous comment Jésus prêche une justice qui s’exprime par une très grande pureté morale? Et ses disciples ont l’instruction de s’y conformer. Souvenez-vous de ses paroles dans son Sermon sur la Montagne quand il fait mention de la pureté de cœur. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! Maintenant Jésus précise davantage ce qu’il veut dire par un ‘cœur pur’. ‘Avoir un cœur pur’ signifie ‘ne pas donner refuge au péché dans son cœur.’ Vous vous assurez que les pensées charnelles ne puissent pas prendre place dans votre cœur.

 

La Bible nous rappelle au Proverbe 23.7, Car il est comme les pensées de son âme…Comme un homme pense, tel il est. Ce que vous êtes se reflète dans les pensées qui occupent votre cœur. Et si vous permettez aux pensées mauvaises de continuer à vous influencer, un de ces jours, lorsque l’occasion se présentera, la tentation sera trop forte pour y résister. Vous décidez alors de passer aux actes. Le péché en intention devient ainsi un péché en action. À force de regarder les femmes avec convoitise, vous allez éventuellement commettre l’adultère. C’est une question de temps et d’opportunité, et non pas de probabilité. Vous aurez alors à faire face aux conséquences de vos actions.

 

Prendre le péché au sérieux

 

Quelle est la gravité de ce problème? Jésus est très clair à ce sujet. Si le péché existe dans votre cœur, vous devez y remédier promptement et drastiquement s’il le faut. Le problème du péché est tellement sérieux qu’il vaut mieux perdre un œil ou une main si c’est le prix à payer pour le résoudre plutôt que de ne rien faire et risquer de perdre son corps au complet en enfer. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le… Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la…car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne.

 

Voilà de très dures paroles. Devons-nous les interpréter à la lettre? Est-ce que Jésus nous demande vraiment d’aller chercher un couteau pour nous arracher un œil ou encore pour nous couper la main? Si c’est l’interprétation que nous devons donner à ce verset, alors j’ai bien peur que nous devenions tous des infirmes avant d’atteindre la fin de notre vie terrestre. Car qui peut prétendre avoir un cœur si pur que jamais une pensée charnelle ne lui traverse l’esprit?

 

Pouvez-vous vous imaginer la douleur que vous devez endurer pour arracher un œil de votre figure? À cette époque, il n’y avait aucun médicament pour amoindrir la douleur. Retirer le globe oculaire de son orbite. Rien qu’à y penser, j’en ai la chair de poule. Et que dire de l’autre mutilation, couper votre main sans aucune anesthésie. Imaginez le mal, le sang, le bruit de la lame qui tranche dans la chair. Voyez-vous ce que Jésus cherche à nous faire comprendre? Peu importe l’intensité de la douleur que vous aurez à ressentir pour y arriver, faites tout ce qui est nécessaire pour ne pas commettre de péché. Car il n’y rien de plus important pour vous dans ce monde que le salut de votre âme. Dieu prend le problème du péché très au sérieux, tellement au sérieux qu’il nous demande de n’épargner aucun effort, aucune souffrance pour s’en tenir à l’écart.

 

Comment réagiriez-vous à l’idée de perdre un œil? Quel malheur! Nous avons dans la langue française l’expression, ‘Ça nous a coûté les yeux de la tête’, pour signifier que nous avons payé quelque chose au prix fort. La perte est tout aussi pénible quand vous perdez l’usage de la main droite. Vous devenez un infirme, presque invalide. Quel travail pouvez-vous vraiment accomplir sans votre main droite? Je vous rappelle à nouveau que dans le contexte de cette époque, le travail disponible étant surtout d’ordre manuel, la perte de la main droite empêchait un homme de se trouver du travail. En effet, quel patron voudrait engager un employé qui ne peut plus se servir de sa main droite? Puis, de la condition d’homme handicapé, on devient rapidement un mendiant.

 

Voyez-vous la notion qui se dégage de ce passage? Non seulement on peut remarquer l’idée de la souffrance, mais on doit aussi reconnaître le concept d’être dépouillé de tout. Et le Seigneur Jésus nous dit qu’il vaut mieux endurer toute cette souffrance, de perdre tout ce que nous avons, plutôt que d’aller en enfer. Comprenons-nous le salut de cette façon?

 

Mortification, et non pas mutilation

 

Approfondissons davantage cette leçon. Je viens de souligner que ce passage contient l’idée de la douleur, de même que l’idée de perdre tout ce que nous possédons. En voici une troisième : il s’agit du concept de l’autodiscipline et plus particulièrement de la discipline du corps. Sachez que notre croissance spirituelle, notre sanctification, est étroitement liée à la discipline que nous imposons à notre corps. Au Romains 6.6, Paul utilise le terme le corps du péché dans le sens que le corps humain est un instrument du péché. Le corps en soi n’est pas mauvais. Du point de vue spirituel, nous devons reconnaître qu’il est le siège où s’opposent la chair et l’Esprit. L’Esprit Saint nous aide à mettre en échec l’influence mauvaise de la chair. D’autre part, savoir discipliner son corps peut également contribuer à neutraliser les désirs charnels.

 

Sur ce dernier point, Paul écrit en 1Corinthiens 9.27, Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres. Paul dit qu’il entraîne son corps par l’endurcissement et la discipline. Il le traîne en esclavage. Soyez disciplinés dans l’usage de vos mains et de vos yeux. Soyez totalement maître des mouvements de vos yeux et de vos mains afin de ne pas commettre de péché quand vous les utilisez.

 

Vous savez, si nous ne sommes pas en mesure de maîtriser notre corps, si nous ne sommes pas capables de nous discipliner, alors comment allons-nous tenir le coup dans le combat spirituel? Nous devenons une proie facile pour l’ennemi. Sachez que dans le combat spirituel, la victoire s’obtient d’abord à l’intérieur de nous, en maintenant sous contrôle les pulsions de la chair dans notre corps. C’est pourquoi Paul dit en 1Corinthiens 9.27 que son corps, il veut le tenir assujetti.

 

Et il répète la même chose en Galates 5.24, Colossiens 3.5, Romains 8.13. Ceux qui sont au Christ-Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs… Faites donc mourir les membres qui sont sur la terre… Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez…Dans tous ces passages, remarquez que Paul nous demande de mortifier les œuvres de la chair, i.e. de faire mourir, de faire disparaître les œuvres égoïstes de la chair. Vous ne leur permettez pas d’exercer leur emprise sur vous.

 

Soyez disciplinés avec vos yeux afin de ne pas voir ce que vous n’êtes pas supposés regarder. Dans une situation de tentation, comportez-vous comme si vous aviez mortifié vos yeux. Vous les avez arrachés et vous êtes devenus aveugles. De même, soyez disciplinés avec l’usage de vos mains afin de ne pas toucher ce que vous n’êtes pas supposés palper. Dans une situation de tentation, comportez-vous comme si vous aviez la main coupée. Vous comprenez maintenant ce que Jésus veut dire? Il ne parle pas de mutilation, mais de mortification. La question n’est pas de savoir si nous devons vraiment couper notre main. La question est de savoir ce que nous devons coupons dans notre vie afin de ne pas permettre à notre main de commettre le péché. Colossiens 3.5 : Mortifiez donc vos membres terrestres (Bible Darby)… Faites donc mourir tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre (Bible du Semeur)…

 

Cette mortification des œuvres de la chair ne peut s’effectuer sans le concours du Saint Esprit. L’être humain, laissé à lui-même, ne possède pas la capacité de faire mourir le péché. C’est pourquoi Paul écrit en Romains 8.13, Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez… C’est par la puissance le l’Esprit Saint que nous parvenons véritablement à mortifier les désirs de la chair. Notre responsabilité consiste à inviter le Saint Esprit et à préparer le terrain sur lequel l’œuvre de la mortification s’accomplira. Et je vous ferais remarquer en passant que cette mortification ne peut pas avoir lieu vous êtes en train de lorgner une femme.

 

Au-delà de la pureté sexuelle

 

Donc en Matthieu 5.27, Jésus nous parle du péché de l’adultère, tant dans sa dimension physique qu’au niveau du cœur. Maintenant j’aimerais que vous vous mettiez à la place des Juifs qui écoutaient Jésus enseigner. Tout Juif savait que selon la loi de l’AT, la pénalité imposée à la personne qui a commis l’adultère n’était rien de moins que la mort. Lévitique 20.10 : Si un homme commet l’adultère avec une femme mariée … l’homme et la femme adultères seront punis de mort. Généralement ils se faisaient tuer à coup de pierres lancées sur eux. Pour ce type de péché, il n’y avait pas de sacrifice dans le temple pour vous sauver. C’était une sentence de mort sans possibilité de demander grâce. Le Seigneur Jésus nous dit que si vous commettez un tel péché, vous serez condamnés à aller en enfer. Si vous commettez l’adultère, que ce soit par une relation sexuelle ou ne serait-ce que dans votre cœur, vous êtes punissables par le feu de la géhenne. Tel est le niveau spirituel de justice que Dieu demande.

 

Si vous suivez Jésus dans son enseignement, vous allez découvrir que plus loin dans l’évangile de Matthieu, il utilise à nouveau cette saisissante métaphore pour l’appliquer cette fois-ci, non pas seulement pour le péché sexuel, mais pour n’importe quelle sorte de péché. Laissez-moi vous lire ce passage en Matthieu 18.8-9

 

Matthieu 18.8. Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et jette-les loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie manchot ou boiteux, que d’avoir deux pieds ou deux mains et d’être jetés dans le feu éternel.

9 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; mieux vaut pour toi entrer dans la vie borgne, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne de feu.

 

Vous voyez que ce passage rapporte le même enseignement que Jésus explique dans son Sermon sur la Montagne en Matthieu 5. La seule différence, c’est qu’en Matthieu 18, le principe s’applique à toutes les formes de péché, et non pas à l’adultère seulement.

 

Le péché conduit à une impasse

 

Est-ce que vous vous rendez compte de toutes les conséquences de cet enseignement? Essayons de voir comment ce principe spirituel nous touche. Posons-nous cette question. Quel est notre futur sur le plan spirituel? Nous devons faire face à une pénible réalité : chaque être humain mérite d’être puni par le feu cuisant de l’enfer. Si on se base sur les paroles de Jésus, nous sommes tous condamnés à aller en enfer. Car qui peut honnêtement prétendre n’avoir jamais commis de péché dans ses pensées? Et que dire des actions mauvaises que vous avez accomplies dans votre corps sous l’influence de la chair? Dans ces conditions, qui peut vraiment être justifié et échapper au châtiment de l’enfer? Nous sommes tous condamnés!

 

On peut voir que cet enseignement de Jésus touche toute la question du salut de l’homme. Il nous met dans une situation telle qu’aucun être humain n’a la droiture nécessaire pour se justifier devant Dieu. Et c’est exactement ce que Paul affirme dans sa lettre aux Romains quand il dit que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3.23). Du point de vue spirituel, nous n’avons aucun avenir. Si on s’en tient aux paroles de Jésus, nous sommes tous des condamnés à mort. En raison de l’impureté de notre cœur et de notre conduite, nous méritons d’être jetés dans la géhenne. Quel désespoir! Cette désastreuse situation semble être sans issue.

 

Il devient clair que l’enseignement de Jésus présuppose et met en évidence la pressante nécessité d’être sauvé de la destruction. Il établit le besoin de se faire pardonner pour ses fautes, de demander la miséricorde de Dieu. Dans ce passage, Jésus nous demande de ne pas commettre de péché. Mais il ne nous dit pas ce que nous devons faire si jamais une faute était commise. Y a-t-il une possibilité de remédier à nos torts?

 

Dieu soit loué! Oui, il y a une solution. La Parole de Dieu l’énonce clairement. Nous devons nous repentir, reconnaître nos fautes et demander pardon à Dieu. Le Seigneur Jésus a débuté son ministère terrestre en disant, Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche (Matthieu 3.2). Ces premières paroles de Jésus forment un élément fondamental du message qu’il est venu apporter pour le salut des hommes.

 

Certains d’entre vous y voient peut-être une objection, ou à tout le moins, voudront soulever cette question. En effet, il semble illusoire de se repentir de l’adultère puisque selon la loi de l’AT, il n’y a pas de pardon pour un tel péché. Celui qui a commis un adultère mérite la peine de mort. Le système sacrificiel de l’AT ne comportait aucun sacrifice qui puisse pardonner le péché de l’adultère. Alors pourquoi se donner la peine de se repentir d’un tel péché?

 

Il est vrai que l’AT seul ne peut pas nous sauver. Mais heureusement, le plan de Dieu se poursuit au-delà de l’AT. La rédemption de l’homme doit obligatoirement passer entre les mains de son Fils qui a eu la mission de prêcher la Bonne Nouvelle et de l’accomplir. C’est lui-même, le Fils de Dieu, qui dit en Marc 10.45, Le Fils de l’homme est venu … pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. Jésus a donné sa vie pour nous sauver de l’enfer. Chaque fois que nous prenons part au repas du Seigneur, nous devons nous rappeler que si Jésus ne s’était pas offert en sacrifice sur la croix, si le sang n’avait pas coulé de son corps, nous nous retrouverions tous en enfer. La prochaine fois que vous participerez au repas du Seigneur, je vous invite à méditer sur la grâce que Dieu vous a accordée. N’eût été de son corps et de son sang, le sort qui nous attend serait d’être jetés en enfer pour l’éternité.

 

Justice en enfer

 

Tout cela nous montre que Dieu ne considère jamais le péché à la légère. Il n’y aucun péché qui soit insignifiant à ses yeux. Dieu voit le péché comme étant quelque chose de terrible dont il faut craindre les conséquences. Dieu, le Saint d’Israël, se verra dans l’obligation de vous confiner en enfer si vous persistez à commettre péché après péché sans ressentir le besoin de demander pardon. Dieu veut que l’univers, dont il est le créateur, soit sans péché. Et vous pouvez être sûrs qu’il fera tout le nécessaire pour y parvenir. Si vous vous obstiner à pécher, vous forcez Dieu à vous retirer de son monde, vous et vos péchés, en vous jetant en enfer. C’est ce que Jésus veut dire quand il répète à deux reprises qu’il vaut mieux sacrifier un membre seulement plutôt que de voir son corps en entier périr en enfer. …il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne (Matthieu 5.30).

 

Nous avons de bonnes raisons pour craindre l’enfer. Personne ne devrait aborder le sujet de l’enfer sans être saisi par un sentiment de douleur, d’horreur et d’effroi. Vous savez, notre Dieu, dans toute sa sagesse, utilise deux sortes de langage pour nous faire connaître le monde spirituel : le langage de l’amour et le langage de la peur. Et lorsqu’on parle de l’enfer, c’est le langage de la peur qui est utilisé.

 

Il y a un côté positif à l’enfer. Et je rends grâce à Dieu que l’enfer existe. Vous m’avez bien compris. Que Dieu soit loué pour l’existence de l’enfer. J’exprime cette opinion en toute humilité, avec crainte et tremblement. Laissez-moi vous exprimer le fond de ma pensée. Si l’enfer n’existait pas, alors il n’y aurait pas de justice dans ce monde. Pensez à tout le mal qui est perpétré dans notre monde. Seulement une fraction de ce mal fait face à la justice humaine. Pensez à tous ceux qui ont fait du tort à autrui sans qu’ils aient eu à rendre compte de leurs actions. Ils ont échappé au système judiciaire sans une seule égratignure. Je pense à toutes ces victimes d’actes criminels qui ont voulu obtenir justice pour seulement réaliser que l’appareil judiciaire ne pouvait rien faire pour eux. La justice des hommes est bien imparfaite.

 

De temps à autre, on apprend qu’un criminel, après avoir tué sa victime, s’enlève aussi la vie. Est-il juste que cet homme, ayant commis son crime et causant tant de peine à la famille de la victime, puisse se dérober du châtiment de la justice humaine en se tirant une seule balle dans la tête? Où est la justice dans un tel cas? Si des gens souffrent à cause des méfaits commis par un criminel, alors ce criminel devrait souffrir au moins autant que ceux à qui il a causé du tort.

 

Le confinement du corps et de l’âme dans la géhenne

 

Mais Dieu soit loué! En dernier lieu, il existe une place ultime où la justice sera administrée parfaitement pour tous les péchés qui auront été commis, avoués ou inavoués. Dieu en sera le juge. Chaque personne, individuellement, aura à faire face au jugement de Dieu par rapport à la vie qu’il aura menée sur la terre. Personne ne pourra se soustraire au jugement divin. Et je rends grâce à Dieu pour la perfection de sa justice. Personne ne pourra la contester. Personne ne pourra l’éviter.

 

Vous savez, si un homme pécheur comme moi puisse exprimer tant d’indignation face au péché, je me demande quelle est la réaction de Dieu à l’égard du péché. Si j’ai un sentiment d’injustice et de colère par rapport au péché, comment Dieu réagit-il quand il voit les hommes commettre le péché, je me demande?

 

Soyez assurés que Dieu ne se contentera pas d’être un spectateur face au péché. Il a la ferme intention d’effacer toute trace de péché dans sa création. Le mal doit disparaître de l’univers. Et l’enfer est justement le lieu où seront confinés le mal et ceux qui commettent le mal pour leur destruction. En Matthieu 10.28, le Seigneur Jésus dit, …ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent pas tuer l’âme; mais craignez plutôt celui qui peut détruire et l’âme et le corps, dans la géhenne. L’enfer est un lieu où le corps et l’âme peuvent être détruits.

 

Je vous laisse sur ces mots. Soyez pleinement conscients de la gravité du problème du péché. La Parole de Dieu n’en parle jamais à la légère. Notre Dieu, dans sa sainteté et sa justice, verra à ce que toute trace de péché disparaisse de cet univers. Le mal doit être supprimé. Si vous comprenez cela, alors vous réaliserez que le fait de s’arracher un œil ou de se couper une main dans le but d’éviter le péché n’est rien comparé au supplice que doit endurer un pécheur impénitent en enfer.

source  http://www.entretienschretiens.com

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