L'oeil du tigre (1)Partie

Tony Anthony (triple champion du monde de kun fu)

 

Le chapitre premier raconte une scène en prison, comme d'autres détaillées plus loin dans le livre. Auparavant, le chapitre 2 nous présente l'historique du héros du livre

Chapitre 2 - Déracinement total

Raconte son enfance. Sa mère, une chinoise peu affectueuse, qui pensait à se parer et à réussir matériellement, son père un Italien vagabond, rapidement gravement atteint dans sa santé.

Habitant une petite maison dans un quartier nord-ouest de Londres, âgé de 4 ans, il voit un beau jour entrer chez ses parents un chinois d'allure étrange et de méchante apparence : « Vite je me cache dans les jambes de mon père ».

    – Entre Antonio, dit ma mère ».

Ça converse fort entre adultes, et soudain, le Chinois me saisit au poignet. Apeuré, je tente de lui échapper, mais il me tient fermement et ma mère me lance son retard autoritaire...  elle donne à l'homme un petit sac... et nous descendons le chemin du jardin, laissant mes parents derrière nous.

Sans un mot, nous nous embarquons en avion pour la Chine : un voyage qui me parut interminable. A 4 ans, je suis trop jeune pour comprendre les problèmes de mes parents, mais ce dont je suis conscient, c'est de la haine que me porte ma mère...  Qu'ai-je donc fait, cette fois? Je sais une chose, c'est que j'ai gâché sa vie, car elle me le dit souvent, et elle ne cesse de m'en vouloir.

Réveillé en sursaut, nous sommes arrivés dans un pays inconnu, des gens étranges, à la voix aigue. L'angoisse me saisit : qui est donc cet homme qui me tire après lui? Où m'a-t-il emmené? Je fonds en larmes. Chut, gronde l'homme, en enfonçant ses ongles dans ma peau. Soudain se tient devant moi un Chinois maigre, vêtu d'une ample veste de soie noire et d'une chemise au col montant. Plus tard, j'apprends qu'il est mon grand-père, mais à ce moment il ne sourit pas et ne me souhaite pas la bienvenue. Je suis hissé brutalement sur une charrette, et au claquement du fouet, nous nous enfonçons dans la nuit...

Arrivé dans une maison, par la nuit noire, je tremble de froid. Personne ne m'a encore adressé la parole. A 4 ans, je me trouve complètement seul dans un monde hostile et effrayant. Ici, la journée commence vers 4-5 heures du matin. Mon grand-père, que je dois appeler « Lowsi » ce qui signifie « Maître ou Professeur », entre tous les matins dans ma chambre et me frappe la tête avec un bâton de bambou...  Il me surnomme « Lan han quilo », ce qui veut dire « petit diable étranger ». C'est sa façon de faire de moi un « vrai chinois ». Comme mes grands-parents ne comptent pas d'autre garçon dans leur descendance (à cette époque seuls les garçons sont censés porter chance) ils sont choyés particulièrement, comme de petits empereurs. Le problème, c'est que ma mère a épousé un étranger, un Italien né en Angleterre. Elle a été la honte de la famille, et je paye pour ce « sacrilège ».

Tous les matins, je dois suivre Lowsi dans la cour pour faire des exercices physiques. Au début, je regarde : il m'oblige à me tenir droit (dans le froid matinal) en inspirant par le nez et expirant par la bouche, un exercice ennuyeux et abrutissant...  Il m'expliquera plus tard que ces mouvements sont du tai-chi, la discipline fondamentale du King-fu. Je découvre que mon grand-père est un grand Maître en arts martiaux; il est respecté de tous les gens du village. Notre maison est comme un Temple sur une colline, ouverte à tous.

Mon grand-père fait partie de la dynastie des Soo, descendant d'un des « Cinq vénérables ». Sa connaissance a été transmise de génération en génération jusqu'à lui, Chang Ling Soo. En tant que moine Shaolin, mon grand-père est fier de ses racines vieilles de cinq cents an. Je suis donc son seul espoir de pouvoir perdurer sa lignée et dois devenir un disciple initié et un guerrier imbattable. C'est un mélange de discipline spirituelle et de taoïsme. L'ancêtre du kung-fu fut le moine indien, Bodhidharma (Ta Mo pour les Chinois). Ses moines devaient, par ses exercices physiques, cultiver l'énergie intrinsèque du « chi » : (soit :respiration, esprit ou force de vie). Ainsi les exercices respiratoires que je commençais avec mon grand-père vont devenir la base de quelque chose d'extrêmement puissant.

Tout, dans ma vie, est dès lors lié au kung-fu. Mon grand-père m'impose beaucoup d'exercices aguerrissant mon corps. Je m'occupe aussi des animaux. Mes grands-parents possèdent des rizières, des animaux de la campagne nombreux, et je fais souvent mon travail seul, et en sécurité, loin des coups de Lowsi.. Et les courses au marché avec ma grand'mère sont aussi un divertissement. Même si elle n'est pas très chaleureuse à mon égard, elle m'apprend ainsi toutes les coutumes de notre peuple, avec ses nombreuses fêtes, les cycles de la lune, ses douze ans, chaque cycle est représenté par un animal. –Tu es né dans l'année du coq... Travailleurs et sûrs de leurs décisions...  mais attention, les coqs peuvent être vantards et trop sûrs d'eux, mais ils sont aussi très courageux.

Au Nouvel An – la fête principale de l'année – je suis donc bien habitué à ma nouvelle vie, mais je reste un étranger pour tous ces gens qui me dédaignent. J'ai 6 ans, et cette offense (mon métissage) ne me sera jamais pardonnée, même parmi les enfants. Un jour au bord d'un étang, Tony raconte qu'un groupe d'enfants plus âgés le voyant y lancer des pierres l'ont entouré, frappé au sang en criant : « Allez, yeux ronds, dis-nous quelque chose... » et frappé par tous, il dut être conduit à l‘Hôpital, un bras et une jambe dans le plâtre. Mais les auteurs furent sévèrement punis, et même leur famille durent quitter la région : ce genre d'incident ne s'oublie pas chez les Chinois.


Chapitre 3 - Lo Fu Zal

De l'Angleterre, très lointaine maintenant, Tony ne garde que de vagues souvenirs. Son père priant parfois le « Notre Père qui es aux cieux...  » Mais où est-Il donc ce Dieu d'amour? Je suis un enfant non désiré, un « diable étranger ». Il a 6 ans, mais tout son être bouillonne de révolte et de colère. Il ne veut plus supporter ces coups de bambous, sans cesse reçus par son grand-père.

Une nuit, suivant son retour de l'Hôpital, il décide d'agir. Descendant à pas feutrés dans la maison, il va dénicher un couperet de combat très aiguisé dans un grand coffre qu'il a repéré. Puis il monte dans la chambre de son grand-père et lève le couteau contre son corps endormi, en utilisant la technique enseignée pour rester calme... « Mais soudain, une très grande force s'abat sur moi... En une fraction de seconde, la main gauche de Lowsi me saisit le bras qu'il coince derrière mon dos. Puis, avec sa main droite, il me prend par le cou et m'envoie sur le sol... »

Il semble voir passer un sourire sur le visage de son grand-père, mais il sait qu'à ce moment il éprouve une fureur et une haine indicible contre lui... Battu sévèrement, il doit rester des heures nu dans les eaux glacées du torrent. C'est l'hiver...  et il en perd connaissance, pour se réveiller encore à l'Hôpital, très gravement atteint. Dès lors, une dureté implacable s'installe en lui. Comme un cheval dompté et soumis à son maître, il veut devenir fort comme lui.

A 8 ans, il accepte donc le statut de disciple comme un privilège. Son entraînement passe à un niveau supérieur demandant 8 heures de travail par jour. Il apprend de nouvelles techniques et de nombreuses armes traditionnelles lui sont expliquées, fabriquées souvent devant lui par Lowsi lui-même. « Étant son disciple, je dois devenir compétent en tout ». A chaque instant, tu dois prévenir le coup de ton adversaire, dit son grand-père.

Lors des entraînements, 18 armes dangereuses classiques sont utilisées qui le blessent fréquemment, telles que épées, lances, fouets, etc. – « Je gagne en force et en agilité dans le maniement des massues à petits manches...  Lowsi me fait travailler avec pendant des heures...  fréquemment, les exercices se passent dans l'eau bouillonnante de la rivière . Concentre-toi, et fais disparaître la présence de l'eau par ton esprit... crie-t-il. Peu à peu, il repousse mes limites, et parfois me laisse accomplir seul maintenant tous les exercices.» Parfois, il doit continuer des heures et des heures au crépuscule, jusqu'à épuisement. Quand Lowsi revient, il ne m'adresse jamais un encouragement...  « Mais je sens que je commence à gagner son respect. Les exercices physiques ne sont pas le seul aspect de mon apprentissage. Un véritable disciple de kung-fu se plonge aussi dans l'art et la science. J'étudie la calligraphie, les langues et l'histoire, et... je passe des heures à observer les insectes, les oiseaux et les animaux...  « Il m'apprend à maîtriser un scorpion et des serpents, la technique du cobra, à les imiter et les dominer. Ainsi est-il continuellement en état d'alerte et développe-t-il son ouïe.

Un jour, en forêt, quelque chose bouge dans les broussailles : « C'est le tigre blanc » dit mon maître, il nous suit depuis un km. Viens-tu seulement de t'en apercevoir? » Il m'explique son mode de la façon dont il se déplace et traque ses proies, puis nous grimpons dans un arbre. – « Regarde, il va sûrement venir, il est curieux »... Après un long moment, il est là dans la clairière. –  « Est-ce qu'il sait que nous sommes là? – Bien sûr, mais que va-t-il faire?...il écoute nos chuchotements et sent notre odeur... il est calme... je suis ébloui par la beauté de cet animal. » Dans les semaines qui suivent, ils vont observer souvent ce félin .Tu ne dois pas seulement comprendre la façon dont il se déplace, mais aussi la manière dont il pense et respire. Tu dois être capable d'anticiper ses mouvements. Alors seulement tu maîtriseras la technique du tigre. »

Un jour, Lowsi monte dans un arbre et me dit : - « Il te connaît, vas vers lui comme si tu étais l'un des siens... n'aie aucune criante, sinon il t'attaquera et tu mourras... » Retenant son souffle et se préparant mentalement, Tony avec une grande prudence pose son bâton : le tigre ne doit sentir aucun danger, il faut paraître détendu et sans peur... - En cet instant, il pose sa tête contre la mienne et me permet de toucher ses oreilles, comme le ferait un simple chat... Une branche craque; je perds ma concentration et reçois un coup de pattes; le tigre se dresse sur ses pattes. Je garde la tête froide, lui fais face, fixant ses pattes... et il se recouche dans les fougères...   - Tu apprends bien, me dit Lowsi.

Depuis ce jour, il m'appelle « Lo Fu Zai », ce qui signifie « petit tigre ». La technique du tigre devient ma préférée.

J'apprends encore beaucoup de positions douloureuses, difficiles à vaincre. Parfois la douleur est insupportable, mais je ne peux, ni ne veux abandonner. Ces mouvements deviennent pour moi comme une seconde nature. Je les exécute sans même réfléchir. Lowsi me teste à tout moment (même la nuit). Un jour il me dit : «Je veux que tu écrives tout ce que tu as appris sur les techniques et positions du tigre. »

Après cela, Lowsi l'emmène assister à des combats, à divers endroits de Chine, du Tibet, et même du Pakistan. Un jour, à Hong-Kong, il assiste à un combat (illégal, mais sanglant) le « kumatai ». La foule déchaînée est assoiffée de sang.- Un jour, me dit-il, tu gagneras le kumatai. Je sais qu'il a raison.


Chapitre 4 - Ultime défi

J'ai 12 ans, quand mon grand-père m'annonce que je vais retourner en Angleterre. Je suis tout excité et... inquiet de vivre à nouveau avec mes parents... A l'arrivée de l'Aéroport, il m'explique que mon entraînement se poursuivra à Londres. « Je me suis arrangé avec la Fédération Internationale de Kung-Fu à Genève. Elle t'attribuera un professeur agréé et financera ton entraînement; je suivrai de près tes progrès et tu reviendras dans un certain temps. »

Certes, j'ai quelquefois refait des visites à mes parents à Londres, mais de brèves durées, durant ces 8 ans. Ils refusent toute information sur ma vie en Chine, et j'ai en plus des difficultés en anglais. J'ai cependant remarqué des petits larcins de ma mère dans les grands magasins...  Papa était ingénieur dans l'audio-visuel et ses affaires allaient bien jusqu'alors. Mais à l'arrivée à Londres je découvre mon père dans un fauteuil roulant: il souffre de sclérose en plaque. Ma mère me reçoit froidement et me déteste toujours autant...  Mes parents m'envoient à l'école pour perfectionner mon anglais.

Là, je me sens vraiment étranger. « Hé, yeux bridés, où tu vas comme ça, me crient-ils un jour en bande; je les ignore, bien déterminé à garder mon sang froid... L'un des principes du kung-fu est d'éviter si possible les conflits et de se limiter à une action de défense. « Allez chinetoque!...t'as trop peur de répondre...  ». Leur chef se place devant moi. – Laisse-moi tranquille dis-je... mais il me donne un grand coup sur l'épaule gauche... Comme un éclair, je réplique, et lui écrase le nez. Il saigne abondamment et s'effondre... les autres s'enfuient. Je me sens bien. »

Bon élève, je suis peu sanctionné, et mon agresseur quitte peu après cette école. Je commence à devenir populaire. Tous me respectent maintenant. Ensuite, mon grand-père obtient de me faire poursuivre mes études de kung-fu à Genève, chez un M. Chang, homme enjoué et gentil dont je deviens rapidement l'instructeur adjoint. Un autre professeur, M. Sizer est chrétien, il enseigne l'instruction religieuse. J'éprouve du respect pour lui. Les diverses religions du monde m'intéressent, mais je suis convaincu que le vrai dieu est le dieu intérieur, le chu. Je garde cependant le souvenir d'une histoire de la Bible, celle où Abraham va offrir son fils en sacrifice, Isaac. Quelle obéissance envers son Dieu et quel courage!

Avec le soutien de la Fédération, j'ai l'occasion de voyager souvent par le monde pour des compétitions. La plupart sont en Asie, et j'y rencontre toujours mon grand-père.. Et chaque année je rentre en Chine pour 2-3 mois, pour continuer mes entraînements avec lui. A 17 ans, il me teste dans des combats réels. Un jour à Nanchang, il m'ordonne de me mettre en sous-vêtements dans une rue malfamée. Il suspend à mon cou un papier avec des injures et m'abandonne...  Naturellement, un groupe de 8-9 délinquants me tombe dessus, et c'est la bagarre inévitable. La rue est étroite, et je peux les châtier un à un, en prenant la position du tigre. Enfin, les deux derniers s'enfuient, et je rentre avec Lowsi. Je mènerai plusieurs combats de ce type dans cette ville de Nanchang, durant quelques années.

Un jour, ma cousine Siu Ming, jeune fille jeune et jolie, est kidnappée par des proxénètes qui la contraignent à se prostituer. Je suis chargé d'aller la délivrer à Shanghai, dans une maison close appartenant aux triades. En entrant, elle court et s'accroche à moi. Un homme me l'arrache… - Vous devez la relâcher, elle appartient à la famille Soo de Canton, et demander pardon à mon grand-père » - - Mais toi, qui es-tu, yeux arrondis, répond-il, méprisant. Et, surgissent des hommes armés munis de couteaux. Je prends ma position de combat, celle du tigre… Les hommes sont gravement blessés, et je rentre avec ma cousine délivrée.

Peu après, le maître me prépare à passer le test du « Maître en kung-fu ». C'est une série d'examens oraux et pratiques, qui se terminent par le « test du tunnel », dont beaucoup ne ressortent jamais, tant il est dangereux. Ce tunnel se trouve dans une grotte très loin, dans la montagne des taoïstes. Les divers tests sont décrits par l'auteur, souvent épreuves d'agilité extrême… C'est par les mouvements du serpent que Tony les a franchis. Puis, c'est le test du couperet, où l'on doit marcher le long d'une longue lame tranchante, le sol étant rempli d'huile pour qu'on y glisse à coup sûr. Avançant sur la lame, un chien soudain aboie très fort, déchaîné. Il passe, mais plus loin ça continue… Tony passe tous les obstacles avec des arrêts de réflexion. Reste l'épreuve finale du chaudron rempli de limailles brûlantes. Il sent le roussi en le franchissant, mais le fameux tunnel est enfin terminé. Mon grand-père m'attend là, souriant : je suis honoré. Il m'offre une épée ornée. Désormais, je m'appelle « Lo Fu » Zai, et je porte le titre de « maître en kung-fu ».


Chapitre 5 - Nouvelle orientation

Maintenant confirmé dans l'art de ses ancêtres, Tony est convaincu de préserver le renom de la famille Soo. C'est de la période passée à l'école d'Ashrat Tae à Karachi au Pakistan, qu'il garde ensuite le meilleur souvenir. En ce lieu enseigne un collègue (et concurrent) de Lowsi, Ashraf, qui a développé des techniques de combats variées comme le « guerrier-singe », le « serpent enrouleur », et les techniques du dragon de la Chine du Sud. Son école est réputée, mais mon grand-père demeure sceptique quant à ses résultats. Il veut prouver que son éducation est supérieure en m'amenant dans l'arène. Je vais combattre l'un des plus grands élèves, Raant spécialisé dans la technique du « guerrier singe ». - J'entre sans recevoir d'applaudissements, tandis que mon adversaire reçoit les ovations de la foule. Pour moi, je prends ma position du tigre favorite, en la combinant avec celle du léopard, plus rapide, mais moins puissante. Raant utilise lui la position du cheval, mais je remarque le manque de précision de sa position… Nous nous approchons lentement, les yeux dans les yeux…

Le combat est décrit en détail par Tony…le suspense est à son comble. La foule crie. De ruse en ruse, et de douleurs sous les coups en douleurs diverses, il finit par le mettre out, ses yeux ont tourné et il s'est écroulé sur le sol. – « Je suis vainqueur, et j'ai gagné le respect et l'honneur de la foule, et les applaudissements de mon grand-père! C'est ma plus grande récompense. »

Un autre tournoi a lieu quelques mois plus tard au Pakistan. Je dois m'y battre contre l'oncle de Raniu, Adnan. Ce combat met beaucoup d'argent en jeu, mais n'est pas équitable à notre avis. Mon adversaire, les yeux dans les yeux, est expérimenté dans la technique de la grue des montagnes; il est déterminé et méchant. Il esquive facilement mes premières attaques, car plusieurs choses sont nouvelles pour moi. Le combat fut très dur et je tombais souvent gravement sous les attaques de la grue. Je me relevais et me reconcentrais chaque fois cependant. Finalement, j'arrivai à lui écraser un bras, ce qui le fit hurler de douleur et crier : « J'abandonne! » Ma victoire a procuré à mon grand-père une petite fortune, soit une année de revenus.

De retour à Londres, je fréquente encore l'école de M. Chang, mais j'enseigne maintenant. Je remets tous mes gains à mes parents, malgré leur attitude toujours aussi peu accueillante! Je suis toujours vainqueur dans les tournois, et on commence à parler de me présenter aux championnats du monde de kung-fu. Malgré mes réticences, je vais y participer 3 fois, une année en Thaïlande et deux à Hong-Kong. Vainqueur à tous, je reçois de fortes sommes d'argent. Je le donne à mon grand-père qui m'en rend une partie, que je donne en bonne partie à mes parents…

Dès lors je suis au travail direct pour la Fédération, et voyage beaucoup à travers le monde. Je suis engagé pour instruire de nouvelles recrues. On me fournit un véhicule et un appartement, rue de la Confédération à Genève, près de la Salle d'entraînement. La plupart des candidats sont d'anciens militaires costauds, qui doivent progresser dans le domaine de la défense et la protection des personnes. Ces hommes deviendront ensuite les gardes du corps des grands de ce monde, des plus riches et des plus puissants de la planète. Il y a une bonne camaraderie entre nous, mais malheureusement ils se droguent et boivent énormément. Cette formation me demande beaucoup de travail personnel, en particulier l'apprentissage de plusieurs langues nouvelles. Je réussis les examens avec de bonnes notes. Au bout de peu de temps, je peux prêter serment. La devise des gardes du corps est « Deus Solem Timidus » C'est Dieu seul que nous craignons… Cela me fait sourire, car je ne crains pas Dieu : il n'existe pour moi que le dieu intérieur!

Tony raconte ses débuts dans cette nouvelle profession, en particulier quand il a sauvé une riche hollandaise et son enfant, domiciliés dans une magnifique villa, en Suisse. Une bande est venue pour enlever le garçon. Malgré leurs fusils, appliquant la technique du tigre, il est parvenu à sauver cette femme et son fils, la police ayant été appelée simultanément par le personnel a capturé les agresseurs.

« Âgé de 20 ans maintenant, je progresse et suis trop sûr de mes capacités et avide de combat. Au cours des quelques années qui suivent, je gravis les échelons dans le domaine de la haute protection. Mes clients sont des personnes menacées de rapt, d'actes de vengeance ou de meurtre, et je suis demandé par certains des plus puissants de ce monde. Je suis devenu pendant plusieurs mois, le garde du corps de William Black, un riche homme d'affaires américain… et grand coureur de femmes. Les voyages sont très dangereux pour lui, surtout dans les pays défavorables aux Américains. »

Un jour, il a rendez-vous en Arabie saoudite, pour y rencontrer des actionnaires très importants. Ça ne dit rien qui vaille à Tony et son compagnon d'alors, Henry. Très inquiets, ils demandent conseils et aide le plus possible à la Secrétaire Sandra, du bureau de Genève, pour avoir le maximum de sécurité. Pas moyen d'éviter ce rendez-vous. Son instinct l'avertissait que ce serait très dangereux, cette mission le mettait vraiment mal à l'aise et arrivé à Riyad, son pouls s'accélérait…

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