Histoire de brioche

L'HISTOIRE DE LA BRIOCHE

Nous sommes dans un groupe de petites filles. Elles ont le privilège d'avoir une monitrice qui a su leur apprendre à parler avec Dieu, tout naturellement, tout simplement. Au début de chaque leçon, on demande à Dieu de tout diriger Lui-même. Puis on se recueille pour écouter ce qu'Il peut avoir à dire à chacune.

Un dimanche, pendant que toutes priaient en silence, la tête baissée, une fillette de sept ans dit à haute voix : « O Dieu, pardonne-moi d'avoir pris la brioche. » Personne ne fit la moindre observation, et durant le partage elle-même ne dit plus rien. Après la leçon la monitrice la retint un moment, et quand elle fut seule avec elle, elle l'interrogea. Alors la petite raconta toute l'histoire.

Le vendredi avant, sa mère l'avait envoyée à la boulangerie pour acheter un pain. Sur le comptoir brillait une fournée toute chaude de brioches appétissantes. Elle fut tentée. Le boulanger ayant tourné le dos pour envelopper le pain, personne ne la voyait. Elle saisit une brioche ; puis, en rentrant chez elle, elle la mangea. Le boulanger ne s'était aperçu de rien. Son acte était resté caché.
Mais le dimanche, dans son recueillement, elle comprit clairement qu'elle avait volé cette brioche, et que c'était un péché. L'enfant se sentait vraiment en faute, et en priant Dieu de lui pardonner, elle était tout à fait sincère.

La monitrice aurait pu s'en tenir là, en essayant simplement de réconforter la fillette. Mais elle comprit qu'il lui fallait aller jusqu'au bout, jusqu'à la réparation. Elle dit à l'enfant : « Penses-tu que Dieu t'a pardonnée ? » La petite hésita un moment et dit ensuite : « Je ne sais pas. » Alors la monitrice lui proposa d'avoir encore un moment de silence pour savoir si Dieu l'avait vraiment pardonnée et s'Il ne lui demandait pas de faire encore quelque autre chose.

Au bout de quelques secondes, l'enfant leva les yeux et dit : « Je devrais rendre la brioche, mais je ne puis pas, parce que je l'ai mangée. » Encore un silence, puis elle sourit joyeusement et dit : « J'ai trois sous dans ma tirelire, j'irai les porter au boulanger pour payer la brioche. » C'est ce qu'elle fit le lendemain, en compagnie de sa monitrice.

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