Nouveau testament résumé (2)

Entrer de Jésus à Jérusalem

    Etant entré à Jérusalem, Jésus se rend au Temple de Yahveh reconstruit par Hérode le Grand. Il y trouve un marché où l'on vend des articles pour le culte. Jésus s'en prend à tous ces marchands, car le Temple de Dieu est un lieu sacré. Il détruit leurs étalages, et chasse les marchands en disant : "De la maison de mon Père, vous avez fait un repaire de brigands !"

 Puis Jésus commence à enseigner librement dans le Temple, entouré d'une grande foule qui est à son écoute. Peu à peu Il se heurte à l'incompréhension des prêtres et des scribes, qui n'ont pas la même conception que Lui de la vie religieuse. Lui-même leur fait de graves reproches, déclare que ce sont des aveugles et qu'ils égarent la communauté des fidèles. Les prêtres et les pharisiens à leur tour le déclarent blasphémateur. Le différend s'aggrave. Les prêtres cherchent alors secrètement à lui tendre des pièges, afin de pouvoir l'arrêter et le condamner.

        Dans cet esprit, on lui présente une femme qui vient d'être surprise en flagrant délit d'infidélité conjugale. Pour sa faute, la Loi de Moïse dit qu'elle mérite d'être condamnée à mort par lapidation. Pour piéger Jésus, on le questionne : faut-il la lapider? Jésus répond ainsi : "Que celui qui n'a jamais péché jette la première pierre." Entendant cette réponse, les hommes qui voulaient la condamner n'osent plus le faire : ils savent bien que personne n'est irréprochable. Alors Jésus se lève et dit à la femme adultère: "Je ne te condamne pas moi non plus. Va, et ne pèche plus".

Le complot contre Jésus

 Les prêtres, les pharisiens et les scribes du Temple deviennent plus en plus jaloux de Jésus et de l'ascendant qu'Il a sur les foules, et en même temps en désaccord avec Lui sur certains principes. Ils en viennent à fomenter un complot contre Lui, avec l'intention de le faire condamner à mort.

        Pour arrêter Jésus il faut d'abord une raison officielle ; on pourra l'accuser de blasphème, ou de trouble de l'ordre public. Il faudra aussi l'identifier à coup sûr, afin qu'il n'y ait pas d'erreur sur la personne ; à cette fin ils prennent contact secrètement avec l'un des douze apôtres, Judas Iscarioth. Ils lui promettent une somme d'argent en échange de son aide pour faire arrêter Jésus.


La Cène


        L'arrestation est prévue pour la semaine qui précède la fête traditionnelle de la Pâque juive. Jésus est parfaitement au courant de ce qui se trame. Le jeudi soir, veille de son arrestation, Il réunit ses disciples pour fêter la Pâque en leur compagnie. Au cours du dîner qu'il prend avec eux, Il leur révèle que ce repas est pour Lui le dernier, car Il sait qu'Il doit être condamné. Il révèle aussi que l'un des douze apôtres, présent autour de Lui, sera celui qui le livrera à ses bourreaux. A ce moment, Judas se lève et quitte la pièce.

 Le dernier repas du Christ, la Cène, est un moment angoissant. Il deviendra très important pour les chrétiens, car il est à l'origine de la messe. Au cours de ce repas, Jésus partage le pain, et le donne aux apôtres. En le leur distribuant, Il explique que ce pain n'est pas du pain ordinaire, mais qu'en réalité c'est Son corps qu'ils vont manger. Car Son corps va être donné aux hommes comme sacrifice, à cause des fautes de l'Humanité. Le corps du Christ renouvelle l'Alliance que Dieu fit jadis avec le peuple hébreu. Jésus leur demande de perpétuer cet évènement.

        Jésus distribue ensuite la coupe de vin et en fait boire aux convives. Il leur révèle que ce vin qu'ils boivent est en fait du sang. Il est le sang de Jésus, qui va couler lors du même sacrifice sur la croix. Comme le pain, le sang perpétue l'alliance entre Dieu et les hommes, car il faut que les fautes humaines soient expiées. Jésus prend sur Lui les péchés des hommes, en acceptant d'être puni à leur place. En lavant les péchés des hommes, Jésus les réconcilie avec leur Père céleste. Lorsque les hommes mangeront du pain ainsi consacré comme corps du Christ, ils feront entrer Jésus en eux-mêmes. Alors Il continuera à vivre à travers eux.


L'arrestation et le procès


        Lorsque le dernier repas est terminé, Jésus emmène les apôtres sur le mont des Oliviers situé à l'extérieur de la ville. Jésus se met à prier. Tandis que ses disciples s'endorment, Il commence à être assailli par l'angoisse de l'épreuve terrible qui l'attend. La tradition dira qu'il a pleuré du sang. Il s'adresse à son Père, lui demande de lui éviter cette mort affreuse sur la croix : "Père, éloigne de moi la coupe de cette épreuve ..." Mais Il se ravise, acceptant d'obéir à la volonté de son Père plutôt qu'à la sienne. Lorsqu'Il aperçoit ses amis profondément endormis, Il les réveille : "Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation." Plusieurs fois Il retourne à la prière, implorant d'être épargné d'un tel supplice, mais s'en remet cependant au désir de son Père.

        Lorsque le jour pointe à l'horizon, on entend l'approche d'une troupe d'hommes armés qui pénètre dans le jardin des Oliviers. Ils sont guidés par Judas Iscarioth, qui s'attend à trouver Jésus en ce lieu car Il a l'habitude de s'y rendre. Les hommes apparaissent et investissent le jardin. Jésus et ses apôtres sont encerclés.
  A ce moment, Judas s'approche de Jésus et l'embrasse. Ce geste est le signe qu'il avait convenu de montrer aux gens d'armes, pour leur désigner la personne à arrêter. Celle-ci s'étonne : "C'est par un baiser que tu livres le Fils de l'Homme !" Jésus est immédiatement saisi et appréhendé. Il n'oppose aucune résistance. L'un des apôtres en revanche, essaye de le défendre en sortant une épée. Jésus l'en dissuade : "Celui qui prend le glaive, périra par le glaive."

        Jésus est enchaîné et traîné vers la ville, où ses geoliers le présentent au grand prêtre. Les prêtres s'entretiennent à son sujet, et cherchent un motif de condamnation. On l'interroge sur plusieurs déclarations qu'Il aurait faites. Es-tu le Fils de Dieu ? Jésus acquiesce. L'assemblée crie alors au blasphème. Cependant, d'après la loi, les prêtres du temple n'ont pas compétence pour prononcer une condamnation à mort. C'est du ressort du pouvoir romain. Il est alors convenu de transférer Jésus pour le faire comparaître devant le procurateur romain, Ponce Pilate.



        Lorsque Jésus entre dans la forteresse et paraît devant Pilate, celui-ci est dubitatif. Qu'a donc fait cet homme, pour que les Juifs veuillent le faire mourir ? Il est accusé d'avoir fomenté une révolution religieuse, et d'avoir blasphémé. Devant l'administration romaine, ces arguments ne tiennent pas. Pourtant, les Juifs insistent, et provoquent même du tumulte : ils veulent une condamnation à mort par crucifixion. Perplexe, Pilate interroge Jésus. Es-tu le roi des Juifs ? D'abord silencieux, Jésus finit par répondre: "Je le suis. Mais Ma Royauté n'est pas de ce Monde. Et vous verrez les anges et les nuées du Ciel se soumettre devant le Trône éternel."

        Pilate, ne trouvant Jésus coupable de rien, tente de le faire libérer. Il évoque une vieille coutûme qui veut que les Romains, en signe de clémence, libèrent un prisonnier juif lors la période de la Pâque. Les Romains ont deux prisonniers, Jésus et un meurtrier nommé Barrabas. En présence de la foule, Pilate demande aux Juifs lequel des deux prisonniers ils préfèrent voir libérer. Le peuple crie sans hésitation : Barrabas ! Le procurateur pose une nouvelle fois la question, mais le nom de Barrabas est clamé de plus en plus fort.

        Pilate finit par céder sous la pression des Juifs, afin de les satisfaire. Il concluera en disant : "Je suis innocent du sang de cet homme. Je m'en lave les mains." Il fait alors libérer Barrabas, et prononce la sentence contre Jésus : mort par crucifixion.


La Passion

 Dès lors que le jugement est rendu, les soldats romains chargés de l'exécution se saisissent à nouveau de Jésus et le raillent. Il est d'abord flagellé. Puis, par dérision, on le couvre d'un vêtement rouge et une couronne d'épines, puisqu'Il affirme être le roi des Juifs. Il est battu de verges et couvert de crachats.

        Jésus est conduit aux portes de la ville, nommé Golgotha ou lieu du crâne. Jésus est dépouillé de ses vêtements et attaché à la croix au moyen de clous qui percent ses mains et ses pieds. La croix est dressée


        A côté de Jésus, deux autres condamnés sont voués au même sort que Lui. La lente agonie durera plusieurs heures. Les condamnés ont le plus grand mal à respirer, ils sont forcés de se hisser, ce qui provoque en eux des douleurs atroces.un des brigands remets sa vie entre les mains de Jésus ,alors que l'autre le renie

        La foule assiste au pénible spectacle, sous la surveillance des soldats. Ceux-ci récupèrent même les vêtements des condamnés, et tirent au sort pour avoir la tunique de Jésus. Devant Jésus, sa Mère Marie est présente, effondrée, ainsi que l'apôtre Jean. Jésus demande à Jean de prendre Marie chez lui désormais. D'autres spectateurs se moquent du condamné et l'insultent.


        En milieu d'après-midi, la terre se met soudain à trembler. Le ciel s'obscurcit. Le grand rideau du temple se déchire en deux. Jésus prononce ces dernières paroles : "Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ?" Puis Il dit encore : "Entre Tes mains, Je remets mon esprit." Il pousse alors un grand cri, et rend l'âme.

        Après la mort de Jésus, quelques-uns de ses amis pensent à l'enterrer. On demande à Pilate l'autorisation de descendre le corps et de l'inhumer. L'ayant obtenue, un homme du nom de Joseph d'Arimathie se propose d'offrir sa tombe pour que Jésus puisse être inhumé. Il est donc descendu de sa croix, et déposé dans le caveau situé à proximité du calvaire.


La Résurrection de Jésus


        Le surlendemain de l'enterrement, trois femmes de l'entourage du défunt se rendent auprès de la tombe pour embaumer son corps. Le caveau ayant été fermé, elles se demandent en chemin qui les aidera à le rouvrir. Mais lorsqu'elles parviennent devant l'entrée, elles constatent avec surprise que la tombe est déjà ouverte, la pierre qui la fermait étant roulée sur le côté. Elles peuvent donc accéder facilement à l'intérieur.


        En pénétrant dans le caveau, les trois femmes ne trouvent pas le corps de Jésus. A sa place, un linceul est posé à l'extrémité du lieu où on avait déposé la dépouille. En ressortant, elles aperçoivent quelqu'un, qu'elles croient être un jardinier. L'une d'elles, Marie de Magdala, interroge le personnage, mais tout de suite après elle reconnaît Jésus, vivant, qui lui parle. Totalement surprise, elle crie : "Maître !", et elle se jette aussitôt à ses pieds. Jésus demande alors de transmettre à tous la nouvelle de sa Résurrection.

        D'autres témoins affirment également avoir vu Jésus vivant après sa mort. Deux disciples originaires d'un village nommé Emmaüs quittent Jérusalem pour rentrer chez eux. Sur leur chemin ils sont rejoints par un voyageur inconnu. Celui-ci s'adresse à eux, et leur demande pourquoi ils ont l'air si tristes. Ils évoquent alors la condamnation à mort de leur Maître, Jésus de Nazareth. Alors l'homme reprend la parole, leur parle de la Bible, explique que l'évènement était prévu dans les écritures. Puis les voyageurs entrent dans un village, et s'arrêtent ensemble pour partager un repas dans une auberge. Alors l'homme mystérieux prend le pain, le rompt et le donne à ses compagnons. C'est à ce moment seulement qu'ils Le reconnaissent, Lui Jésus, grâce au geste de la fraction du pain. A cet instant précis, Il disparaît de leur vue. Les deux disciples, tout heureux, repartent immédiatement pour Jérusalem, afin d'annoncer l'incroyable nouvelle de sa Résurrection.


        Jésus apparaîtra encore plusieurs fois, à tous les disciples réunis. La première fois, l'un d'entre eux est absent : c'est Thomas (ainsi que Judas qui s'est suicidé). Quelques jours plus tard, les onze étant de nouveau réunis et cette fois au complet, ils voient encore Jésus apparaître au milieu de la maison, pourtant verrouillée de l'intérieur. Mais Thomas est sceptique : "Tant que je ne mettrai pas ma main dans tes plaies, je ne croirai pas que tu es Jésus." Celui-ci l'invite alors à s'approcher, et à mettre précisément ses mains dans les blessures. A cet instant, Thomas se rend à l'évidence, et admet la réalité : "Mon Seigneur est mon Dieu !" Ce à quoi Jésus lui répond : "Thomas, tu as cru parce que tu as vu ; heureux seront ceux qui croient sans voir!"



L'Ascension

 
         Quelques temps plus tard, Jésus retrouve ses disciples un matin sur une rive du lac de Tibériade. Ils reviennent bredouilles d'une pêche nocturne infructueuse dans la barque de Pierre. Ils expliquent à Jésus qu'ils n'ont pris aucun poisson. Jésus s'embarque alors avec eux, et leur demande de jeter leurs filets. Ce qui est fait. Et très vite, les filets se remplissent. Si bien que pour les remonter dans la barque, ils sont trop lourds à hisser tellement il y a de poisson ! Ils doivent faire appel à l'équipage de la barque voisine, pour les aider à monter les filets. Lorsqu'ils parviennent sur le rivage, Jésus dit aux apôtres : "Venez déjeuner." Ils s'installent donc tous sur la rive, mangeant du poisson miraculeux fraîchement attrapé, en compagnie de Jésus ressuscité.

        Lorsque le repas est terminé, Jésus s'adresse à Pierre et lui demande : "Pierre, M'aimes-tu ?" Celui-ci répond par l'affirmative ; mais Jésus lui pose trois fois la question. Pierre approuve à chaque fois. Alors Jésus conclut en disant : "Pais mes brebis." Jésus explique alors qu'Il doit retourner maintenant vers son Père, et que donc ils ne le verront plus. En revanche, Il promet de leur envoyer l'Esprit-Saint, qui leur permettra de parler des merveilles de Dieu aux hommes de la Terre entière.

        Se trouvant avec eux à Jérusalem, Jésus commence à s'élever dans les airs. Il monte au Ciel pour rejoindre son Père. Bientôt, Il disparaît de leur regard, perdu dans une nuée. Les apôtres restent un moment à regarder au-dessus d'eux. C'est alors que deux anges apparaissent, et leur disent : "Qu'avez-vous à regarder vers le ciel ? Jésus est retourné vers son Père ; ne le cherchez plus désormais, mais transmettez son message et instruisez les foules sur tout ce qu'Il a fait."

La Pentecôte


        On trouve la suite de l'histoire des apôtres sans le Christ dans le Livre des Actes des apôtres. Quelques jours après la Résurrection, les disciples de Jésus se trouvent tous réunis dans une maison de Jérusalem. Ils entendent soudain un grand bruit. Une grande flamme se fait voir au-dessous du plafond. Puis ce feu surnaturel se divise en petites langues de feu, et chacune de ces flammes vient se poser sur la tête d'un des apôtres.

        Aussitôt, les disciples sortent de leur maison, et se mettent tous à parler. A tous les passants qui se trouvent là, ils se mettent spontanément à discourir sur les oeuvres de Dieu. Les passants viennent à leur rencontre pour écouter. Bientôt une grande foule les entoure, y compris des étrangers. Des hommes de plusieurs pays sont là à écouter, mais chacun comprend les paroles des apôtres dans sa propre langue maternelle.

  A partir de ce jour, les disciples ne vont pas cesser de parler. Dans le Temple où ils se retrouvent, ils expliquent l'action de Jésus, sa vie, ses oeuvres, son Amour pour tous les hommes. De nombreux témoins sont émus par leurs paroles, et se convertissent à la foi en Jésus-Christ. A Jérusalem d'abord, puis dans toute la Palestine ensuite, on parle de Jésus, on fait des miracles, on se convertit, on se fait baptiser. Les convertis deviennent prédicateurs à leur tour, et parcourent bientôt les chemins de Palestine pour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus ressuscité, Fils du Dieu d'Amour, Messie et Sauveur des hommes.


Les premiers chrétiens

  La nouvelle doctrine est en pleine expansion. Mais elle rencontre inévitablement des résistances. Les prêtres du temple, les membres du Sanhédrin (le Conseil du Judaïsme), interdisent que l'on parle de Jésus. Les païens, qui restent attachés à leur religion polythéiste, voient d'un mauvais oeil les progrès de la foi en Jésus, Fils d'un Dieu unique.

        Les disciples qui professent la nouvelle croyance se heurtent à une hostilité croissante. On veut les empêcher de s'exprimer, mais ils passent outre : "Ce n'est pas à vous que l'on obéit, c'est à Dieu !" répond Pierre à une injonction de se taire. Dans le Temple, les apôtres sont arrêtés plusieurs fois, puis relâchés. Un jeune converti, Etienne, est pris à parti dans une discussion avec des Juifs. Son discours n'ayant pas plu aux prêtres, Etienne est saisi et traîné hors de la ville. Le jeune homme est tué par lapidation. En mourant, il demande à Dieu de ne pas tenir compte de ce meurtre.  Etienne est le premier martyr connu du christianisme.


Après la mort d'Etienne, une vague d'arrestations se produit. Pour y échapper, beaucoup de nouveaux convertis quittent Jérusalem et se dispersent en Israël, où ils continuent à professer leur foi. A Jérusalem, Saint Pierre est arrêté et mis en prison, mais un ange vient briser ses chaînes et le délivrer. Paradoxalement, les chrétiens sont de plus en plus nombreux, alors même qu'ils sont combattus et persécutés.

        Au début, les conversions se produisent essentiellement parmi les Juifs. Cependant, Dieu intervient pour que le message soit adressé également à des "gentils". Alors que l'apôtre Pierre se trouve un jour sur une terrasse, il voit soudain descendre un drap céleste, rempli de victuailles. Comme il refuse d'en manger, une voix lui dit : "Ce que Dieu a déclaré pur, ne le considère pas comme impur !" Pierre interprètera plus tard cette vision, en comprenant que les non-juifs ne sont pas impurs, et qu'ils ont donc eux aussi le droit d'être convertis. Dès lors, l'église primitive s'étendra également à des hommes de toutes origines.


La vie et la conversion de  Paul


        Paul de Tarse, ou Saul, est un jeune citoyen romain d'origine juive. D'abord très hostile aux premiers chrétiens, Paul consacre toute son énergie à les poursuivre et à les arrêter. Il se rend un jour à Damas dans l'intention d'y arrêter des chrétiens. Sur le chemin, il est soudain aveuglé par une lumière céleste très intense, qui le fait tomber sur le sol. Dans son éblouissement, il entend au même instant une voix puissante, qui l'interroge sur son action. La voix s'identifie : elle est celle de Jésus, Celui-là même que Paul persécute. Lorsque la lumière s'efface, Paul se relève mais ne peut pas retrouver son chemin. Il est devenu aveugle.

        Le futur saint Paul reste plusieurs jours privé de l'usage de ses yeux. Cela dure jusqu'à ce qu'il prenne pleinement conscience de son erreur, et qu'il se convertisse à son tour au christianisme. Alors ses yeux s'ouvrent à nouveau et il recouvre la vision.

        Paul consacre désormais autant de fougue à professer la foi chrétienne qu'il en a mis à la combattre. Il va de ville en ville, parlant de Jésus-Christ à tous ceux qu'il rencontre. Paul sera l'un des évangélisateurs les plus actifs. Il effectue plusieurs voyages dans le pourtour méditerranéen, fondant des églises dans les villes les plus importantes. Il se rend ainsi à Antioche, Thessalonique, Athènes, Corinthe, Ephèse ...

      Rentré à Jérusalem à la fin d'un de ses voyages, Paul est arrêté par l'autorité romaine, à la suite d'une émeute provoquée contre lui dans le Temple. Le fauteur de troubles est jeté en prison, battu et interrogé. Apprenant que Paul est citoyen romain, le tribun n'ose plus le maltraiter. Une nuit, le prisonnier a alors une nouvelle vision, dans laquelle le Christ lui demande d'aller répandre la Parole à Rome. A son réveil, Paul demande à ses geôliers de comparaître devant César. Transmis d'autorité en autorité, Paul est finalement embarqué sur un navire à destination de Rome.
   Au cours de la traversée, le navire fait naufrage dans l'île de Malte ; cependant ses occupants, réconfortés par Paul, sont sains et saufs. Recueillis par les habitants, Paul et ses compagnons séjournent quelques temps dans l'île. Paul y accomplit des guérisons miraculeuses et convertit plusieurs Maltais. Mais bientôt un autre navire est affrêté, et l'expédition reprend son chemin jusqu'à Rome.

        Parvenu à sa destination, Paul est mis en liberté surveillée. Il prend contact avec la communauté juive de la capitale, et commence à y enseigner l'Evangile. Le récit des Actes des Apôtres s'arrête là. On suppose que Paul finira sa vie à Rome, après y avoir passé quelques années.

 
Les Epîtres de Paul


        Paul entretient une abondante correspondance avec les chrétiens des pays qu'il a évangélisés. Ses lettres, connues sous le nom d'épîtres, s'adressent aux communautés chrétiennes de chaque ville, ainsi qu'à des correspondants individuels. Elles contiennent des explications et des recommandations pour les nouveaux convertis.

        L'Epître aux Romains est écrite depuis Corinthe pour les premiers chrétiens de Rome. L'auteur développe le thème de la corruption des païens, mais de leur rachat possible par la foi. Jésus veut sauver tous les hommes ; Israël a chuté, mais il sera finalement sauvé.

        La Première Epître aux Corinthiens donne des informations sur les problèmes liés à la vie d'une église locale. Paul y expose entre autres des considérations sur la sagesse, le mariage, les dons sprituels, la manière d'enseigner, la résurrection des morts.

        La  Deuxième Epître aux Corinthiens met en garde ses correspondants contre toute dérive orgueilleuse, qui ne doit pas entacher le zèle qu'il trouve dans cette église. L'auteur parle aussi de ses voyages, des dangers encourus, tout en expliquant qu'il ne doit pas s'en glorifier.

       L'Epître aux Galates s'adresse aux chrétiens de Galatie en Asie Mineure. Paul dénonce vivement l'influence de certains activistes qui veulent les faire revenir au Judaïsme.   

        L'Epître aux Ephésiens est une courte synthèse de la pensée de Paul. Y sont évoqués le Salut par Jésus-Christ et le devoir d'unité des chrétiens.

        L'Epître aux Philippiens est écrite pour la ville macédonienne de Philippes, alors que Paul est en prison. Elle exhorte les Philippiens à mener une vie irréprochable.

        L'Epître aux Colossiens, destinée à l'église de Colosses en Asie Mineure, fait état des mystères liés à la divinité du Christ.

        La Première Epître aux Thessaloniciens encourage cette communauté macédonienne à persévérer dans la foi, la fraternité et la charité.

        La Deuxième Epître aux Thessaloniciens tente de répondre à ceux qui croient imminents la fin du monde et le futur retour glorieux du Christ.

        La Première Epître à Timothée est une lettre individuelle, dans laquelle Paul met en garde son jeune disciple contre les fausses doctrines ; Paul préconise en outre le respect dans les relations sociales.

        La Deuxième Epître à Timothée encourage le même destinataire à être toujours un témoin irréprochable du Christ, et à ne pas suivre les passions humaines.

        L'Epître à Tite est aussi une exhortation à la bonne conduite, pour les églises et les fidèles qui les composent.

        L'Epître à Philémon est une courte lettre demandant à ce qu'un esclave évadé, Onésime, soit chaleureusement accueilli.

         L'Epître aux Hébreux est adressée depuis Rome à des Juifs chrétiens demeurés en Israël. L'auteur insiste sur la suprématie de la personne de Jésus-Christ, seul prêtre sans péché. Il fait l'éloge de la Nouvelle Alliance et de la supériorité du nouveau culte. Il encourage enfin les croyants à persévérer dans la foi malgré les épreuves.


Les autres épîtres


        Paul n'est pas le seul auteur dont les lettres ont été insérées dans la Bible ; on y trouve aussi des épîtres émanant d'autres disciples et apôtres.


        L'Epître de Jacques, adressée par l'apôtre Jacques à des croyants dispersés, rappelle quelques conseils moraux à observer pour bien suivre la voie du Christ, et cite quelques fautes à éviter.

        La Première Epître de Pierre fait allusion aux premières persécutions. Pierre invite au courage et à la constance durant l'épreuve.

        La Deuxième Epître de Pierre appelle à la méfiance envers les faux docteurs et les impies ; car un jour viendra où ils obtiendront le châtiment qu'ils méritent.

        La Première Epître de  Jean invite les croyants à vivre fraternellement, comme enfants de Dieu dans la communion divine. Jean fait allusion à l'Antéchrist, qui doit venir pour tenter de disperser les âmes.

        La Deuxième Epître de  Jean est une courte lettre demandant de vivre dans l'Amour et de ne pas suivre l'Antéchrist.

        La Troisième Epître de  Jean s'adresse indirectement à deux personnages d'église ayant une conduite inopportune.

        L'Epître de  Jude, frère de Jacques, attire l'attention sur le danger que représentent des individus pervers infiltrés parmi les croyants.


L'Apocalypse de  Jean


        Le Livre de l'Apocalypse est sans doute le texte le plus mystérieux de la Bible. Il a été écrit par  Jean l'évangéliste, alors qu'il séjournait dans l'île grecque de Patmos. Jean raconte qu'il a eu de nombreuses visions, au cours desquelles un ange lui a fait d'importantes révélations sous forme d'images symboliques. Ces images sont décrites en détail par l'auteur, mais leur signification reste très énigmatique. Une succession de scènes fantastiques se déroulent sous ses yeux.

        Dans ces scènes étonnantes,  Jean voit le Seigneur Dieu qui siège sur son Trône de Gloire. Autour de Lui, des vieillards se prosternent. L'Humanité est aussi rassemblée là, à ses pieds. Des anges sont présents autour du Trône Céleste. Alors Dieu se met à parler. Il cite les églises de différentes villes, et leur reproche leurs manquements.


        Une autre vision montre un Agneau qui apparaît, symbolisant le Christ, agneau sacrifié sur la Croix. L'Agneau défait les différents sceaux de cire d'un grand Livre qu'on lui présente. A chaque sceau qu'Il défait, la vision d'un animal extraordinaire se présente.




L'Apocalypse de  Jean. Dans une autre scène, on offre des trompettes à des anges qui se tiennent aux côtés de Dieu. Chaque ange sonne de la trompette l'un après l'autre. A chaque nouvelle trompette qui sonne, une catastrophe terrible se déchaîne sur la Terre. Des animaux effrayants, des monstres terrifiants reçoivent provisoirement le pouvoir de nuire à l'Humanité. Le prince du mal, Satan, combat et veut abattre le Trône de Dieu. Il fait des prodiges, provoque des désastres terribles. Mais est finalement vaincu et rejeté en Enfer pour mille ans. Après cette durée, il est libéré, et part assiéger Jérusalem. Mais lui et son armée sont foudroyés, et retournent définitivement dans le royaume du mal.

        Le Livre s'achève par le règne de Dieu triomphant sur toute la Création. Les élus qui lui sont restés fidèles sont invités au grand repas de noces de l'Agneau avec Jérusalem, son épouse.

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