Ancien testament résumé (1)

Cher lecteur, ceci est un résumé des livres de l'ancien  testament ,en  parcourant réellement  l'ancien testament vous y découvrirez plus d'informations sur l'origine de la vie et du peuple de Dieu

 

La Création

  "Au commencement, Dieu créa le Ciel et la Terre". Le premier livre de la Bible, La Genèse, commence par cette phrase exprimant l'idée que Dieu est la source de toute Création, et que rien ne peut exister sans Dieu. La Bible dit qu'Il a créé le Monde en six jours, qui sont aussi six étapes cruciales dans le déroulement de la Création.

 

  1. Le premier jour, Dieu crée le ciel et la terre, puis Il sépare la lumière des ténèbres.
  2. Le deuxième jour, Il crée le firmament et le sépare des eaux et des mers.
  3. Le troisième jour, il y a apparition de la terre ferme, sortie du milieu des mers. Les plantes apparaissent et recouvrent la terre
  4. Le quatrième jour, ce sont les astres qui sont créés : soleil, lune, étoiles, appelés luminaires pour distinguer le jour de la nuit.
  5. Le cinquième jour, Il fait apparaître les animaux marins, ainsi que les espèces volatiles comme les oiseaux.
  6. Le sixième jour, Dieu crée les animaux terrestres. Il modèle aussi le premier homme dans de l'argile, et lui insuffle la vie. Puis Il tire de l'homme endormi un morceau de côte, qu'Il modèle pour créer la première femme.
  7. Le septième jour, Dieu étant satisfait de tout ce qu'Il a fait, Il décide de ne rien créer ce jour-là, et de se reposer. Ce sera le jour béni du Créateur.


Adam et Eve

Dieu installe l'homme et la femme dans un jardin merveilleux appelé le jardin d'Eden. Il permet à L'homme Adam et à la femme Eve, de profiter du jardin dans sa totalité, à l'exception d'une seule chose : il est interdit de prendre des fruits d'un arbre appelé l'Arbre de la connaissance du bien et du mal, sous peine de mort.
Les deux êtres humains évoluent quelques temps dans le jardin. Puis ils rencontrent le serpent, présenté comme l'animal le plus rusé. Et voilà que le serpent se met à parler. Il discourt sur le fait que les fruits défendus de cet arbre permettent d'accéder à la connaissance du bien et du mal et de devenir eux-mêmes des dieux, comme Dieu qui les a créés. S'ils mangent de ces fruits, ils ne mourront pas mais gagneront la force et la puissance. Eve est la première à accepter de tenter l'expérience. Elle croque le fruit, et en donne à Adam, qui en mange à son tour.


La chute de l'homme

A peine Eve puis Adam ont-ils avalé leur première bouchée, que leurs yeux s'ouvrent et que leur vision du monde change radicalement. Ils réalisent qu'i dévêtus. Craignant alors de rencontrer Dieu à nouveau, ils se font des ceintures de feuilles et se cachent dans le jardin. Le serpent s'enfuit. Mais leur Créateur réapparaît, et c'est alors la déchéance. L'Eternel leur fait de vifs reproches, et leur expose les conséquences de leur désobéissance.

Adam et Eve sont chassés du Jardin d'Eden. Désormais ils seront obligés de travailler dur pour se nourrir. Ils connaîtront la peine du travail de la terre. La femme enfantera dans la douleur. Il existera une inimitié entre la femme et le serpent. Leur descendants seront eux aussi victimes de leur faute. Adam et Eve quittent le jardin d'Eden, vêtus de peaux de bêtes.


Caïn et Abel

Dans leur nouvel environnement terrestre, Adam et Eve ont deux enfants qu'ils appellent Caïn et Abel. Le premier se fera cultivateur et le second deviendra berger. Mais il se produit un jour un incident grave. Caïn est jaloux de son frère Abel, car Dieu n'a considéré qu'Abel pour les offrandes qu'ils lui font. Caïn en colère se jette sur son frère Abel et le tue.

A la suite de ce meurtre, Dieu apparaît bientôt, et demande à Caïn des nouvelles de son frère. Puis Il le met en face de son crime, et lui montre la gravité de son acte. La colère de l'Eternel est grande, et Caïn est condamné à partir, à errer sur la terre sans pouvoir la cultiver, et à ne connaître ni trêve ni repos.


Seth

Adam et Eve donnent naissance à un troisième fils, qu'ils appellent Seth. Les fils de Caïn et de Seth se multiplient, et commencent à occuper des territoires s'étendant dans la Palestine et la Mésopotamie. Le Livre de la Genèse donne une importante liste généalogique, en précisant que les hommes de cette époque vivent un temps incroyablement long, s'étalant souvent sur plusieurs centaines d'années. Le record de longévité semble remporté par Mathusalem, qui meurt après avoir vécu neuf cent soixante-neuf ans.


Le Déluge

L'Eternel constate que les hommes se conduisent de plus en plus mal, qu'ils sont pleins de cruauté. Il se lasse de voir les hommes s'entre-déchirer et ne pas vivre selon Sa volonté. Dans l'une de ces villes, un seul homme mène une vie droite et juste. Il se nomme Noé. Un jour Dieu se manifeste à Noé, et lui montre les grandes fautes des hommes. L'humanité va subir la grande colère divine, et elle sera presque entièrement détruite, à l'exception de Noé car il est le seul juste. Si celui-ci veut être sauvé, il doit construire un grand navire capable de supporter les tempêtes, car une terrible inondation va avoir lieu. Il faudra qu'il y embarque toute sa famille. Il devra aussi prendre avec lui des représentants de toutes les espèces d'animaux terrestres, pour qu'elles ne disparaissent pas totalement, car il y aura grande destruction.

Noé et l'arche

Noé accepte de suivre les conseils de Dieu, et se met à construire sa fameuse grande Arche. Lorsque l'oeuvre est terminée, il y fait embarquer ses proches, et fait aussi pénétrer un couple de chaque espèce animale. Lorsque l'équipage du navire est au complet, Noé ferme la porte derrière lui
C'est le moment où Dieu peut accomplir sa prophétie. Des pluies torrentielles commencent à s'abattre sur terre. Il pleuvra à torrent sans discontinuer pendant quarante jours et quarante nuits. L'Arche flotte, en sauvegardant ses occupants. Tout autour c'est le désastre. Les eaux emportent tout, submergent tout, détruisent tout. Habitations, plantations, bétail, populations, fleuves, collines, montagnes disparaissent tour à tour sous les flots.

 Lorsque la pluie cesse de tomber, le navire est totalement entouré d'eau. Sur tout l'horizon, on n'aperçoit pas une montagne, mais seulement de l'eau à perte de vue, ce qui suggère que la totalité des terres sont englouties. Mais à présent le ciel se dégage, les nuages s'écartent, et il apparaît un magnifique arc-en-ciel. A ce moment, Dieu parle à Noé dans une de ses visions.

L' arc en ciel

Dieu désigne cette image de l'arc-en-ciel comme le symbole de la future alliance qu'Il contractera avec les hommes, une fois la Terre purifiée du mal et du péché.
Il faut maintenant attendre que le niveau baisse et que le sol réapparaisse. L'équipage patiente pendant quelques jours, guettant le moindre signe d'assèchement. Pour tenter de savoir si une terre est réapparue quelque part, Noé prend une colombe dans l'Arche et lui rend la liberté. Celle-ci s'envole et disparaît à l'horizon ; mais elle revient bientôt vers l'Arche, n'ayant trouvé aucun lieu pour se poser. Alors après quelques jours d'attente, Noé lâche l'oiseau une deuxième fois. Il revient encore, mais en tenant dans son bec un rameau d'olivier. Noé renouvellera l'expérience une troisième fois, mais cette fois la colombe ne reviendra pas. C'est le signe qu'elle s'est probablement posée, sur quelque objet ou sommet de montagne.

Effectivement, le jour vient où une terre émergée se laisse enfin apercevoir. L'embarcation finit par se poser sur un sommet montagneux, le mont Ararat. Les occupants sortent alors du navire échoué et peuvent reconquérir la terre. Tandis que les eaux retrouvent leur niveau initial, les survivants sortis de l'Arche salvatrice se réinstallent sur la terre ferme. Après avoir accosté, Noé offre un sacrifice à Yahvé qui lui redonne les mêmes consignes qu’Adam et Ève : « Soyez féconds et multipliez-vous. »

Descendance de Noé

Noé et sa femme auront trois enfants, trois fils appelés Sem, Cham et Japhet. D'après le texte biblique, l'ensemble des peuples de la terre seraient des descendants de ces trois fils. Chacun ira vivre dans une région du Monde où il établira sa descendance. La Genèse donne des listes généalogiques de leur postérité. Certains de ces personnages donneront leur nom à des régions qui le garderont longtemps. C'est le cas de Canaan, de Sidon, d'Elam, d'Assur.

La tour de Babel


Le peuplement de la terre ainsi renouvelé ne tarde pas à recommencer à prospérer. La population des descendants de Noé se multiplie. De nouveaux centres urbains se construisent. Une ville, Babel, prend des proportions particulièrement importantes. Ses habitants font des projets architecturaux ambitieux. Ils se mettent à construire une tour gigantesque, un monument démesuré. Leur intention inavouée est de montrer leur puissance, de faire étalage de leur génie constructif. Mais dans leurs projets prestigieux, peut-être ont-ils oublié de garder la modestie et la mesure de toute chose.


C'est précisément ce que leur reproche  Dieu qui a préservé leur ancêtre Noé de la noyade, et qu'ils ont peu à peu négligé de vénérer. Mécontent des projets délirants des hommes, Dieu décide d'empêcher leur réalisation. Jusqu'à présent, dans la région on ne parlait qu'une seule langue. Dieu introduit chez les habitants l'usage de plusieurs langues. Désormais polyglottes, les constructeurs deviennent alors incapables de communiquer entre eux. Les hommes cessent alors de bâtir leur ville et leur tour géante. Finalement le chantier est abandonné, et la population dispersée.
Abraham le patriarche


        Abraham est le fils d'un homme nommé Tharé, originaire de la ville de Ur en Mésopotamie. Tharé quitte cette région pour s'installer à Haran, une ville située sur le chemin de Canaan. Lorsque son père Tharé décède, Abraham lui succède ; bientôt celui-ci sera témoin d'une vision. Dieu lui demande de quitter Haran avec ses proches, et de partir en direction du territoire de Canaan, c'est-à-dire de la Palestine. Ce sera la terre prospère que Dieu lui donnera pour y habiter. Abraham obéit, emmène sa famille et s'établit en Canaan. Dieu promet à Abraham qu'il aura une très nombreuse descendance. Pourtant il est âgé, il n'a pas d'enfants et sa femme Sara n'est plus en âge d'enfanter. Mais Dieu le lui assure : ses descendants seront plus nombreux que les étoiles du ciel, ou les grains de sable d'une plage.

        Dans sa famille, Abraham a un neveu appelé Loth qui voyage avec lui. En arrivant en Palestine, le patriarche vit avec sa famille comme de simples bergers nomades. Mais lui et sa petite troupe rencontrent bien vite des difficultés avec les peuplades déjà installées dans la région. Pour pouvoir s'établir dans le pays, il n'y a pas d'autre choix que de combattre. Des échauffourées ont lieu entre la famille d'Abraham et des tribus autochtones. Lors d'une de ces luttes, Loth est fait prisonnier, et emmené par ses vainqueurs dans une ville appelée Sodome, proche de la Mer Morte.


 



        Quelques temps plus tard, Sarah étant trop âgée pour enfanter, Abraham aura un premier enfant nommé Ismaël, dont la mère est la servante Agar. Sur demande de Yahvé il est instauré la pratique de la circoncision, qui est établie dans toute la famille d'Abraham, en signe de sa fidélité à Yahvé.

        Abraham a le sens de l'hospitalité. Un jour trois inconnus se présentent devant sa tente : sans hésiter il les invite à déjeuner et leur propose un moment de repos. Il comprend que ses hôtes sont des anges envoyés par Dieu. En même temps Dieu parle au patriarche. Il lui confirme qu'il aura bien un fils de sa femme Sara, et qu'il est confirmé dans son destin de père d'une future grande nation, qui sera bénie entre toutes. Les trois énigmatiques visiteurs prennent ensuite congé du patriarche pour se rendre à Sodome.


 




Sodome  et Gomorrhe


        Sodome et Gomorrhe ont très mauvaise réputation. On dit que ce sont des villes perverties, dont les moeurs sont très relâchées, y compris entre les personnes de même sexe. Loth dispose d'une maison dans la ville de Sodome. Lorsqu'il voit arriver les hommes envoyés par Dieu, il les invite à séjourner chez lui. Mais cette visite ne passe pas inaperçue : la demeure de Loth est rapidement investie par une foule d'individus manifestement sans morale. Loth ouvre sa porte pour tenter de disperser la foule, mais il est lui-même pris à parti. Une bousculade a lieu, et finalement les invités tirent Loth à l'intérieur puis referment la porte.

        Entretemps, Dieu révèle à Abraham l'intention de Yahvé de détruire Sodome et Gomorrhe, car leurs fautes sont très graves. Abraham effrayé plaide pour la clémence, et demande à Dieu d'épargner ces villes s'il s'y trouve des habitants non pervertis, sages et justes. Abraham négocie : il demande qu'un minimum de dix justes suffise pour que la ville soit sauvée ; mais en réalité ce nombre ne sera même pas atteint. En conséquence, la ville ne pourra pas échapper à la justice divine.

        A l'intérieur de la ville, les étrangers entrés chez Loth lui expliquent qu'il doit quitter la ville de toute urgence, car Yahvé va punir leurs habitants, faire tomber la foudre sur leurs villes et les détruire. Au matin, Loth et ses compagnons ainsi que leurs femmes quittent donc la cité en hâte. Lorsqu'ils sont hors de la ville, ils entendent derrière eux de grands fracas. La terre tremble, les flammes éclairent les alentours. Tandis qu'ils poursuivent leur chemin, la femme de Loth regarde en arrière, malgré la consigne formelle de ne pas se retourner. Immédiatement elle est transformée en statue de sel.

        Le reste des fuyards se réfugie dans une ville voisine, Ségor, qui ne sera pas détruite. Le lendemain, le patriarche Abraham peut observer ce qui est arrivé : à la place des deux villes, il ne voit plus que des cendres fumantes, restes des deux cités rayées de la surface terrestre pour avoir gravement péché contre Dieu.


 


Isaac, Esaü et Jacob


        Plus tard la réalité confirme la prophétie de Yahvé : Sara devient enceinte et met au monde Isaac. Lorsque Isaac est devenu plus grand, Dieu demande à Abraham de lui offrir son fils en sacrifice. Pour Abraham, cet ordre est dur et contradictoire : si son fils unique meurt, qui assurera la descendance promise ? N'osant pourtant pas désobéir à l'ordre divin, Abraham emmène donc son unique enfant sur une montagne, et l'attache. Mais à l'instant où il lève son couteau pour frapper, un ange arrête le sacrificateur : Dieu n'accepte pas les sacrifices humains. Dieu félicite Abraham de n'avoir pas refusé de lui offrir son seul fils. Le sacrifice aura lieu toutefois, mais la victime sera un bélier qui s'est pris les cornes dans des branchages.



 




        Pour avoir une descendance, il faut avoir un fils qui se marie. Lorsque son fils Isaac a atteint l'âge adulte, Abraham envoie l'un de ses serviteurs en mission. Son devoir : trouver une femme pour Isaac et revenir avec elle. Le serviteur quitte donc le campement, et part en direction de l'est, le pays d'origine d'Abraham. Pour être sûr de faire le bon choix, il s'en réfère à Dieu. Dans sa prière, il souhaite que la promise se reconnaisse grâce à un signe. Si une femme accepte de lui donner à boire ainsi qu'à ses chameaux, elle sera la choisie.

        La réponse ne tarde pas à venir : arrivant près d'un puits, le serviteur trouve une jeune fille occupée à y puiser. Lorsque celle-ci l'aperçoit, elle lui offre immédiatement de l'eau, et abreuve aussi ses montures. Alors le serviteur lui révèle le but de sa mission. La jeune fille accepte, et bientôt sa famille donne son accord pour un mariage. Quelques jours plus tard, Isaac épouse Rebecca.


 




        Le couple aura deux fils, Esaü et Jacob. Lorsque ces fils auront grandi, un désaccord s'établira entre eux. Esaü étant l'aîné, il bénéficie du droit d'aînesse, d'après lequel tout l'héritage de leur père lui revient en totalité. Mais son frère cadet ne l'entend pas ainsi. Jacob use d'un stratagème pour s'approprier ce droit d'aînesse. Jacob prépare un très grand plat de lentilles. Son frère est affamé car rentre épuisé des travaux des champs. Alors Jacob marchande : le plat de lentilles contre le droit d'aînesse. Esaü a une telle faim, qu'il accepte de renoncer à son droit d'aînesse ; après quoi il se jette sur le plat pour le dévorer.

        Mais un nouveau litige apparaît sur un autre point. Leur père Isaac est âgé et malade. De surcroît, il est devenu aveugle. Avant de mourir, Isaac souhaite donner la bénédiction à son fils aîné Esaü. C'est sans compter avec la ruse de Jacob. Sur les conseils de sa mère, Jacob se fait passer pour son frère afin d'être béni à sa place. Pour prendre l'aspect de son frère, il se recouvre d'une peau de mouton, son frère étant très velu ... Isaac touchant la peau de mouton, le prend pour l'aîné, et donne à Jacob la bénédiction prévue pour Esaü !

 


    
        Jacob ayant arraché à son frère le droit d'aînesse et la bénédiction paternelle, il s’enfuit craignant la vengeance d’Esaü. Il fait un long séjour en Mésopotamie où il fondera une famille comptant douze fils. Jacob, impénitent, poursuivra ses malversations, y compris avec son beau-père. Une nuit Jacob voit dans un rêve une échelle qui relie la terre et le ciel, avec des anges qui montent et descendent. Cela l’amène à considérer cet endroit comme un lieu saint. Puis, une nuit, il luttera contre quelqu’un et sortira boiteux de ce combat. Dieu lui donnera un nouveau nom : Israël, qui signifie « fort contre Dieu ». Finalement Jacob rentre en Canaan, où il se réconcilie avec son frère, après lui avoir fait parvenir de nombreux présents.



 




        Esaü et Jacob continueront à mener leur vie de bergers, se déplaçant sur les mêmes territoires. Ils auront chacun sa famille, celle de Jacob ayant hérité du titre de peuple de Dieu. Jacob s'appelle aussi Israël, nom qui désignera toute sa descendance. Jacob aura douze fils, qu'il élèvera dans la tradition du respect de Yahvé.


Joseph en Egypte


        Joseph est l'un des douze fils de Jacob. Lui et ses frères mènent comme leur père, la vie de bédouins dans le désert. Encore jeune, Joseph n'est pas aimé par ses frères qui le méprisent. Son père tient cependant à reconnaître sa place dans la famille.

        Les onze frères de Joseph lui jouent un jour un bien mauvais tour. Un jour, se trouvant loin de chez eux, ils complotent contre Joseph, le saisissent et le jettent dans un puits. Ils ne le tireront de son puits que pour le vendre comme esclave à une caravane de marchands se dirigeant vers l’Égypte. Ils donneront à son père la fausse nouvelle de sa mort. Prenant ce récit au sérieux, Jacob pleure beaucoup la disparition de son fils.

       

 



        En Egypte, un dignitaire égyptien du nom de Potiphar, proche du pharaon, fait l'acquisition de l'esclave Joseph. Il l'emmène chez lui et l'affecte à des tâches domestiques. Devenu serviteur, Joseph effectue un travail qui est apprécié. Mais bientôt un incident se produit dans la demeure de Potiphar. En l'absence du maître, la femme de Potiphar tente de séduire Joseph. Celui-ci repousse vigoureusement ses avances. Alors, vexée de ce refus, elle accuse faussement Joseph d'avoir tenté de la séduire. Potiphar est choqué : croyant les affirmations de son épouse, il fait arrêter Joseph et le fait mettre en prison.

       Le malheureux Joseph passe quelques temps en prison. Heureusement pour lui, ses gardiens lui confient des tâches de confiance, car malgré sa condition de prisonnier, il fait toujours preuve de bonne conduite. Mais bientôt le destin va changer totalement. On apprend que le roi d'Egypte, le puissant pharaon, est troublé car il a fait un rêve. Le souverain est convaincu que ce rêve est un songe qui contient un message prophétique et qui doit être déchiffré. Le pharaon ne trouve personne susceptible d'interpréter son rêve. C'est alors que les geôliers de Joseph proposent à Pharaon son concours. En effet, ils se sont aperçus que leur prisonnier hébreu avait le don d'interpréter les rêves. Alors on sort Joseph de son cachot et on le présente au puissant monarque.

        Heureux d'avoir trouvé un candidat, Pharaon dépeint son rêve à Joseph. Le songe montre des images qui se succèdent : des vaches très bien nourries, au nombre de sept, défilent dans le rêve du roi. Puis elles sont suivies par d'autres vaches, elles aussi au nombre de sept, mais celles-ci sont désespérément maigres. Finalement les vaches maigres, affamées, se jettent sur les vaches grasses pour les dévorer.




        Lorsque le roi a terminé son récit, Joseph lui expose son interprétation. Il confirme que ce rêve est effectivement d'essence divine, et explique qu'il vient de son Dieu à lui, Yahvé. Les sept vaches grasses représentent sept années de prospérité économique à venir. Elles seront suivies par sept années de sécheresse - les sept vaches maigres - tellement désastreuses qu'il y aura une grande famine. La famine détruira le bénéfice de la prospérité antérieure.

        Ayant entendu ces paroles, le pharaon se montre très satisfait. L'interprétation lui parait convaincante, et il en remercie Joseph, le seul qui a été capable de l'éclairer. Pour l'avoir ainsi aidé, Pharaon décide d'élever Joseph aux plus grands honneurs. Il le nomme à un poste de fonctionnaire de haut rang. Il le charge d'organiser lui-même la gestion des affaires économiques, en prévision des évènements annoncés.

        Mais voilà que la prophétie commence à se réaliser. Des années exceptionnellement bonnes permettent au pharaon et à Joseph de faire accumuler des réserves de nourriture. Les récoltes de blé sont stockées en quantité, et tout le royaume d'Egypte fait des réserves importantes sous le contrôle royal. Puis, au bout de sept ans, la prospérité économique laisse la place à une terrible sécheresse. Pour l'Egypte et la plupart des pays d'Orient, cette crise est une catastrophe. Heureusement il y a les réserves emmagasinées. Pendant sept ans, l'Egypte vit sur les stocks qu'elle a accumulés. Bien plus, les habitants des pays voisins de l'Egypte, sans ressources, viennent acheter de la nourriture à Joseph et à Pharaon.


 


        Parmi les acheteurs potentiels du blé égyptien, il y a la famille d'origine de Joseph qui est restée en Palestine. Son vieux père Jacob envoie les onze frères se procurer du blé en Egypte. Au terme de leur voyage, ils arrivent dans la capitale, et présentent leur demande à l'administrateur des réserves. Sans le savoir, ils se trouvent face à face avec leur frère.

        Joseph reconnaît sa famille. Sans révéler son identité, il se souvient du vieil incident, et décide de mettre ses frères à l'épreuve. Il s'arrange pour faire accuser de vol le plus jeune d'entre eux, appelé Benjamin. Un coup monté par Joseph met son frère devant les preuves apparentes de sa culpabilité. Il les convoque tous à un banquet, au cours duquel il leur fait de graves reproches. Les voyant effrayés, Joseph est alors finalement pris par l'émotion. Il leur révèle sa véritable identité. A leur grande stupéfaction, il relate devant eux toute son aventure, et finit par leur pardonner à tous. Avec l’autorisation de Pharaon, il permet à sa famille de s'établir en Égypte. Leur vieux père Jacob, apprenant l'heureux dénouement, vient les rejoindre et s'installe lui aussi sur les rives du Nil.



 



        La famille de Jacob s'établit durablement en Egypte. Elle y restera pendant plusieurs générations, augmentant en nombre, et et formant au fil des années une communauté de plus en plus importante. Les années passent. Les descendants de Jacob, devenant le peuple hébreu, se trouveront bientôt dans une situation d'immigrés en surnombre.


 




La jeunesse de Moïse


        Le livre de l'Exode relate la fin du séjour en Egypte de la famille de Jacob. L'Egypte devient peu à peu hostile aux enfants d'Israël qui y vivent, et dont le nombre est constamment croissant. Un jour le pharaon de l'époque, lassé lui aussi de la présence des Hébreux, prend une décision radicale : il ordonne que tous les nouveaux-nés hébreux soient mis à mort. Un massacre des Hébreux est perpétré par le Pharaon et ses soldats.

        Il se trouve parmi eux une mère qui tient absolument à sauver son fils menacé. Elle installe son nourrisson dans un panier flottant, et l'abandonne sur le Nil. Le panier part à la dérive, suivi discrètement à distance par la soeur du nouveau-né.

        L'enfant a beaucoup de chance. En aval du fleuve se trouve par hasard la famille royale d'Egypte. La fille du pharaon est près de la rive, avec ses servantes. Son attention est attirée par ce panier qui vogue et qui émet des piaillements d'enfant. La fille du roi recueille le panier et le nourrisson. La princesse égyptienne est attendrie. Ne retrouvant pas sa propriétaire, elle décide de l'adopteret lui donne un nom : Moïse, ce qui signifie : "sauvé des eaux". Le jeune Moïse grandit à la cour royale.


 





        Qu'est devenu le peuple hébreu ? Méprisé par les Egyptiens, il est maintenant réduit en esclavage. Partout en Egypte, les Hébreux effectuent les travaux les plus pénibles pour le compte du puissant pharaon. Ils confectionnent les briques, taillent les pierres, traînent les gros blocs, assemblent les matériaux pour construire les palais prestigieux de leurs maîtres. Le travail est rude, ce sont même des travaux forcés. Un jour, Moïse assiste à une scène de châtiment : un ouvrier hébreu est flagellé par un contremaître égyptien. Révolté, Moïse intervient, se jette sur l'Egyptien et le tue. Moïse réalise alors la gravité de son acte : effrayé, il s'enfuit alors dans le désert.


  




        Craignant d'être arrêté et condamné pour homicide, Moïse se réfugie dans le désert du Sinaï. Il rencontre des Madianites, un groupe de bédouins du désert, et vit avec eux. Il occupe son temps à garder leurs troupeaux dans les collines éloignées de toute agglomération.

        Mais voilà qu'il va assister à un phénomène extraordinaire. Pendant qu'il veille sur ses moutons en plein désert, Moïse aperçoit un buisson en feu. Ce spectacle l'intrigue, d'autant plus que le buisson brûle mais ne se détruit pas. Etonné par ce phénomène, il s'approche pour mieux l'observer.


       Tandis que Moïse se rapproche, une voix se fait soudain entendre, venant de l'arbuste. C'est Dieu qui lui parle, le Dieu unique des Israélites. La voix de Dieu évoque la détresse de son peuple, puis confie à Moïse une mission : il doit retourner en Egypte voir le pharaon, pour lui demander la libération du peuple hébreu. Le peuple de Dieu devra ensuite quitter le pays pour retourner sur la terre de ses ancêtres. Pour aider Moïse à convaincre le monarque, Dieu promet à Moïse de réaliser des prodiges spectaculaires devant le roi, pour lui montrer qu'Il est le plus grand. Comme Moïse lui demande son nom, Il répond : « Je suis celui qui est » : Yahvé.

        A la suite de cette vision, Moïse retourne donc à la ville et se présente à la cour royale. Devant le roi d'Egypte, il exprime sa requête, qui bien évidemment est repoussée avec dédain. Mais Moïse insiste. Pour convaincre le roi, il accomplit les miracles promis par Dieu. Le bâton qu'il porte se transforme en serpent. Sa main se couvre de pustules. Pourtant le pharaon s'entête, refusant obstinément d'accorder la liberté au peuple hébreu.



Les dix plaies d'Egypte


        Les visites de Moïse auprès du pharaon deviennent plus fréquentes. Il fait chaque fois la même demande, inlassablement. Et chaque fois, le roi refuse. Alors, chaque fois, Moïse fait pleuvoir sur l'Egypte une nouvelle calamité. De terribles plaies s'abattent sur l'Egypte : le pays est tour à tour envahi par les grenouilles, les mouches, les moustiques, les sauterelles, la grêle, l'obscurité. L'eau se transforme en sang et le bétail est terrassé. Finalement, la dernière plaie est la mort de tous les hommes égyptiens qui sont des premiers-nés. Même le fils du pharaon succombe. Seuls les Hébreux sont épargnés. A ce moment-là seulement, le roi cède enfin, et autorise Moïse à quitter l'Egypte avec son peuple.

        La dernière plaie, la mort des premiers-nés, marque le moment où les Hébreux fêtent la Pâque juive pour la première fois. A la demande de Yahvé, ils font ce soir-là un repas constitué d'un agneau rôti. Ils doivent en outre marquer les montants de leurs portes avec du sang de l'animal immolé. Ainsi, la mort des premiers-nés ne frappera pas les enfants d'Israël, car le signe sur leurs portes sera reconnu par l'ange exterminateur. Cette nuit-là, lorsque la mort vient frapper le pays, les Egyptiens comptent un grand nombre de morts chez eux. Ils se tournent alors vers les Hébreux, et les supplient de partir aussi loin que possible de leur pays.


La sortie d'Egypte


        Ayant enfin obtenu l'autorisation d'emmener les Hébreux hors du pays d'Egypte, Moïse rassemble le peuple de Dieu pour le grand départ. Lorsque le signal est donné, la longue colonne se met en marche. Les Hébreux font route vers le nord-est, en direction de la frontière égyptienne.

        Mais entretemps, le pharaon se ravise : il refuse à nouveau l'autorisation de départ. Les Hébreux sont à ce moment sur le point de sortir du territoire égyptien, près d'un bras de mer qui se trouve sur la frontière. Le roi est déterminé à employer la force. Il arme toute sa cavalerie, et part à la poursuite des fuyards. Les Hébreux à ce moment arrivent sur la rive de la mer des Roseaux. 




        Lorsqu'ils aperçoivent la puissante armée égyptienne qui apparaît derrière eux à l'horizon, les Hébreux sont preis de panique. Ils craignent d'être massacrés. Mais Moïse les rassure : ils n'ont rien à craindre, parce que Yahvé leur Dieu va les délivrer du danger. A ces mots, Moïse prend son bâton et le dirige vers la mer. Et soudain les eaux se fendent en deux, laissant miraculeusement un passage à sec au milieu de la mer.

        Sous la conduite de Moïse, le peuple d'Israël s'engage dans le lit asséché de la mer. Les Hébreux ont juste le temps de le franchir et d'atteindre l'autre rive, car la cavalerie égyptienne est à leur poursuite. Les Egyptiens s'engagent eux aussi dans la mer asséchée. Alors Moïse étend son bâton une nouvelle fois, et brusquement la mer se referme sur les soldats égyptiens. Et c'est un grand désastre pour l'armée égyptienne. Des centaines de soldats meurent noyés, renversés, emportés par les flots. La cavalerie du pharaon est détruite. Ce jour-là, l'Egypte renonce définitivement à retenir le peuple hébreu en esclavage.






Quarante ans dans le désert : de l'Egypte au Sinaï



        Le peuple hébreu ayant réussi à traverser la mer et à échapper à la menace égyptienne, Moïse lui explique que sa destination est la terre fertile de leurs ancêtres, la "Terre promise", appelée Canaan. Pour y parvenir, la route sera longue et difficile. Mais pour l'heure, on se doit d'organiser une grande fête en l'honneur de Yahvé qui a accompli de grands miracles pour délivrer Israël. Un cantique, appelé le cantique de Miriam, est chanté dans le campement par tout le peuple rassemblé.

        Le voyage vers la Terre promise commence. L'itinéraire choisi contourne le massif du Sinaï par le sud. Mais les régions traversées sont arides. Le désert est omniprésent, même au bord de la mer. La difficulté majeure est le ravitaillement, en eau et en nourriture. Les Hébreux s'impatientent. Qui les désaltèrera ? De quoi se nourriront-ils ? Ils apostrophent Moïse, déclarant qu'ils préfèrent vivre comme esclaves en Egypte plutôt que mourir de faim et de soif dans le désert.

        Pressé par le peuple impatient, Moïse s'en réfère à l'Eternel. adresse à Dieu une prière. Yahvé répond et promet que chaque nuit, Il fera tomber du ciel une sorte de pain miraculeux, la manne céleste. Effectivement, le matin suivant, les Hébreux trouvent le sol entièrement recouvert de mie de pain ayant l'aspect de la neige. Ils s'en nourrissent, et dès lors la manne divine suffit pour nourrir les gens au jour le jour. Le seul matin où la manne ne tombe pas est le dimanche, jour de repos du Seigneur. En prévision, les bénéficiaires sont invités à faire des provisions supplémentaires la veille.

        Le même problème ne tarde pas à se poser pour l'eau potable. Conscient de ce manque, Moïse se tourne vers Dieu une nouvelle fois. Celui-ci lui répond qu'il trouvera de l'eau miraculeusement : il n’a qu’à frapper le rocher qu’Il lui indique à l'aide de son bâton. Moïse se tourne alors vers le peuple, et transmet la réponse de Yahvé. Il prend son bâton, s'approche du bord d'une colline et frappe. De l'eau apparaît, comme une source cachée que l'on fait renaître. Le peuple est rassuré et sauvé, et peut se désaltérer autant que nécessaire.








       Il faut cependant poursuivre la route et marcher. La longue colonne se remet en route, et avance lentement vers le nord. Jour après jour, étape après étape, le peuple avance dans le désert. Moïse est à sa tête et maintient l'unité. Durant tout le voyage, Dieu lui apparaît régulièrement. Sur Sa demande, Moïse monte sur le Mont Sinaï. Il dresse une tente pour Yahvé, espace qui devient un lieu saint. Yahvé donne à Moïse ses instructions. Le peuple juif est le peuple élu, choisi par Dieu pour avoir une place particulière parmi les nations. Israël est le peuple saint, qui porte en lui le principe du Dieu unique.


 



        Le groupe de voyageurs doit aussi affronter des ennemis redoutables sur leur passage. Une bataille fameuse a lieu contre le peuple d'Amalec. Au plus fort de la bataille, Moïse lève les bras au Ciel pour implorer l'aide de Yahvé. Par miracle, les choses s'arrangent dès cet instant. Moïse se rend compte que pour garder l'avantage, il doit garder ses bras levés vers le ciel. Il le fera pendant toute la durée de l'affrontement, mais il doit appeler alors ses deux fils pour qu'ils lui soutiennent les bras jusqu'à la fin de la bataille. C'est finalement une grande victoire pour Israël.


Les dix Commandements


        Dans son dialogue avec Yahvé, Moïse reçoit de l'Eternel un code de lois à respecter, valable pour tous les enfants d'Israël. Ce sont les Dix Commandements, que Moïse reçoit sur le mont Sinaï. Les Dix Commandements sont gravés par l'Eternel sur deux tables de pierre. Lorsque Moïse en a pris possession, il quitte la tente et redescend dans la vallée pour les transmettre au peuple.





        Lorsque Moïse muni des tables de la Loi retrouve les Hébreux, une amère déception l'attend : pendant qu'il dialoguait face à face avec Dieu, les Juifs se sont fabriqués un faux dieu, une statue en or représentant un veau. Ils sont en train de festoyer en l'honneur de ce nouveau dieu, incompatible avec le culte de Yahvé. Voyant cela, Moïse entre alors dans une violente colère. Il renverse la statue du veau d'or, la fait fondre, adresse de très virulents reproches au peuple dissipé. Les Hébreux ont commis un grave péché, celui de l'idôlatrie qui les a détournés du vrai Dieu. Dans sa colère, Moïse jette au sol les tables de la Loi. Celles-ci se brisent net ; il faudra donc graver de nouvelles tables. Moïse remonte donc sur le Sinaï dans la tente de Yahvé, et reçoit de nouvelles tables.




       
        Le peuple d'Israël prend connaissance du contenu des tables de la Loi. Les dix commandements sont un code de pratique religieuse envers le Dieu unique Yahvé, et de principes moraux à respecter. Pour être conservées à l'abri, les tables sont enfermées dans un coffre que les Israëlites confectionnent en le décorant avec le plus grand soin : de l'or, du bois précieux, des ornements sont utilisés. Ce coffre symbolise le contrat passé avec l'Eternel, et est appelé l'Arche d'Alliance. Le texte des dix commandements est conçu ainsi :


" Moi, Yahvé, Je suis ton Dieu qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison de servitude.
Tu n'auras pas d'autre dieux en dehors de moi.
Tu ne te feras pas d'image taillée, ni aucune figure ; tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne leur rendras pas de culte.
Tu ne prendras pas en vain le nom de Yahvé.
Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier.
Honore ton père et ta mère.
Tu ne tueras point.
Tu ne commetras point d'adultère.
Tu ne voleras point.
Tu ne déposeras pas comme témoin mensonger contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni sa femme, ni rien de ce qui lui appartient."

         La fin du Livre de l'Exode complète les paroles dites par Yahvé à Moïse dans le désert. Il définit le rôle particulier des fils d'Aaron, descendants de Lévi, qui seront les prêtres. Sur la demande de Dieu, le peuple construit un ensemble d'objets de culte constituant le mobilier liturgique qu'ils transporteront avec eux. Les Israélites mettent leur meilleur savoir-faire dans la fabrication des objets de culte dédiés à Yahvé.

        Le mobilier magnifique que les Hébreux fabriquent pour le culte comprend : un coffre en acacia plaqué or, appelé Arche d'Alliance et destiné à contenir les tables de la Loi ; une table des offrandes, dite des pains de proposition, également en bois d'acacia ; un chandelier à sept branches en or massif ; un autel des parfums et un autel des sacrifices ; des vêtements somptueux pour les prêtres ; une tente appelée Tente de la Réunion ou Tabernacle, qui sera le lieu saint et qui contiendra tout le mobilier.



        Le Livre appelé Le Lévitique contient un certain nombre de préceptes donnés par Dieu à son peuple. Les Lévites sont les descendants de Lévi, l'un des frères de Joseph le patriarche. Ils ont un rôle particulier lié au culte. Ce livre détermine le rituel des sacrifices, définit le rôle des prêtres, donne quelques mesures d'hygiène, différencie ce qui est pur et impur.


La suite du long périple : du Sinaï à la Mer Morte


        Ayant quitté le mont Sinaï, les Israélites progressent peu à peu vers le nord, pour s'approcher de la Palestine qu'ils contournent par l'est, en remontant la vallée qui prolonge la Mer Morte. Ils passent sur la rive est derrière la Mer Morte. Les régions désertiques qu'ils traversent constituent un itinéraire assez peu fréquenté. L'objectif final est la Palestine, alors appelée Canaan ; cette riche contrée est occupée par diverses peuplades qui y sont établies depuis plus ou moins longtemps.

        Le livre appelé les Nombres rend d'abord compte d'un recensement des Enfants d'Israël, effectué durant l'Exode sur demande divine. Il recense les douze tribus d'Istraël, qui sont en fait les descendants des douze fils de Jacob. Tribu par tribu, le dénombrement donne le chiffre total considérable de plus de six-cent mille hommes valides.

        Ce livre relate également plusieurs épisodes de la progression des Hébreux entre le Sinaï et la Palestine. En remontant vers le nord, les Israélites abordent d'autres territoires dont les possesseurs ne sont pas toujours disposés à les laisser passer. Ils demandent au roi d'Edom l'autorisation de traverser son royaume, mais ne l'ayant pas obtenue, ils le contournent. Cela se passe moins bien avec le roi du territoire suivant, celui des Amorrhéens, qui se montre franchement hostile et lève une armée contre

        Le Deutéronome reprend lui aussi quelques faits narratifs de l'Exode. C'est aussi un recueil des préceptes moraux que Dieu donne à Moïse dans le désert. Dans ce texte, Yahvé exhorte le peuple à la fidélité et à l'obéissance à son Dieu. Il est aussi question de droit et d'éthique, où l'on préconise notamment la bienveillance envers les personnes faibles, et un comportement strict en matière de moeurs.



        La dernière partie du Deutéronome reprend le fil du récit, au moment où la mission de Moïse touche à sa fin. Yahvé demande à son serviteur de monter au sommet du mont Nebo ; cette montagne qui domine toute la région, offre une large vue sur la Palestine. Le prophète est informé par Dieu qu'il n'entrera pas en Terre promise. Les Hébreux seront conduits à destination par son successeur, qui sera Josué. En attendant, Moïse peut contempler depuis le mont Nebo le vaste pays qui sera donné par Dieu à son peuple.



                                                
                                                                                                                                                                                   
        Moïse décède en cet endroit, après que Josué a reçu la mission de conduire le peuple de Dieu. Il est enterré dans la vallée de Moab, nul ne sait exactement où. Les Hébreux célébrent un deuil de trente jours pour honorer Moïse.


  

Sous la conduite de Josué


        Dans le Livre de Josué, le successeur de Moïse prend le commandement du peuple. Sa mission est de conquérir la Palestine et d'y installer le peuple d'Israël. A l'époque de Josué, cette région encore aux mains des Cananéens, mais elle sera bientôt la proie des Philistins, un peuple d'envahisseurs venu sans doute par la mer depuis la péninsule turque. Les Philistins ont cruellement ravagé la région au moment de leur conquête. Mais face à cet adversaire, Josué est un fin stratège militaire. Son plan consiste à prendre possession du pays progressivement, en commençant par la ville de Jéricho, proche du nord-ouest de la Mer Morte.

        Lorsque les habitants de Jéricho voient les Hébreux s'approcher, ils prennent peur et s'enferment dans leurs murs. Les Israélites font alors le siège de la ville. Pendant leur approche, deux éclaireurs hébreux réussissent à s'infiltrer discrètement dans la cité. Ils le font avec la complicité d'une habitante, qui se trouve être une prostituée. Celle-ci leur permet d'en ressortir en descendant le long d'un mur avec une corde. Les intrus obtiennent ainsi quelques informations sur l'état moral de la cité.




La prise de Jéricho


        La ville de Jéricho sera prise grâce à une opération d'envergure, qui demeure dans toutes les mémoires. Sur demande de Yahvé, le peuple tout entier fait spectaculairement le tour de la ville, en transportant l'Arche d'Alliance et en invoquant Dieu.  Le mouvement est renouvelé sept fois de suite. Après cela, les Hébreux font entendre leurs voix et sonner de la trompette devant les remparts de la ville. Ils émettent un cri aussi puissant qu'ils le peuvent. A ce moment précis, les murailles de Jéricho s'effondrent soudainement. En l'espace de quelques instants, les défenses de la ville ne sont plus que ruines.

        Ce n'est désormais plus qu'un jeu de pénétrer dans la ville et de se rendre maîtres du lieu. Les vaincus sont passés au fil de l'épée et la ville incendiée. Dans le texte biblique, il est dit que Dieu insiste pour que les habitants ne soient pas épargnés. La raison qu'Il donne à cela est la nécessité d'éviter que des survivants cananéens n'exercent plus tard une influence néfaste sur le peuple d'Israël par leurs cultes païens.

        Les Hébreux ayant pris Jéricho, ils ne s'y installent pas, car Josué le leur interdit. Cette ville ne doit pas être reconstruite, et si un jour quelqu'un tente de le faire, il y laissera la vie.




La conquête de la Palestine


        Le reste de la Palestine sera conquis progressivement, par étapes, sous la direction de Josué. Ce sera fait de manière méthodique, et cela nécessitera plusieurs années.

        La deuxième ville prise par Israël sera Haï. La ville est conquise par la ruse, grâce à une diversion. A la suite de ce brillant fait d'armes, les autres peuplades locales prennent peur, et fomentent deux coalitions de rois : celle du sud et celle du nord. Elles seront vaincues toutes les deux.

        C'est lors de cette conquête guerrière que se situe un épisode fameux. Lors de la bataille de Gabaon contre les coalisés du sud, Dieu intervient et arrête la course du soleil, pour laisser aux Hébreux le temps de terminer leur victoire. Les rois vaincus s'enfuient et se cachent dans une grotte, mais sont finalement retrouvés puis exécutés. De la même manière, la coalition du nord est défaite lors d'une attaque-surprise à Mérom, près de Sidon.

        Après chaque victoire, Josué s'empare des possessions territoriales des vaincus. A mesure que les terres de la Palestine sont conquises, les Hébreux s'y établissent. Ils ne se mélangent pas avec les gens qu'ils remplacent, de peur d'être corrompus et détournés du culte de Yahvé. La consigne est d'éliminer les habitants par le fer, afin d'empêcher toute compromission. Les territoires conquis militairement sont partagés, et confiés chacun à une tribu israélite. Les hébreux s'établissent dans les territoires qu'ils ont acquis.

        Lorsque la vie de Josué s'achève, la conquète est loin d'être finie, de nombreuses terres restant à prendre. En mourant, Josué demande aux Hébreux de toujours respecter scrupuleusement la fidélité au Dieu unique, condition impérative pour la survie de son peuple.
    

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